Controverse autour des prérogatives de la CIME : la présidence de l’ECC recadre le débat et appelle à la retenue

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La résolution du Comité exécutif national, deuxième organe de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), de suspendre la participation de l’ECC à la Commission d’intégrité et de médiation électorale (CIME) suit à ce qu’il a qualifié, d’outrepassement des prérogatives de la CIME, rappelée à la presse, le jeudi 16 mai dernier, par le porte-parole de l’Eglise, le révérend pasteur Eric Nsenga Nshimba, a suscité une grande controverse au sein de la population et des milieux religieux en RDC. A cet effet, la présidence de l’ECC, par le directeur de cabinet adjoint du président en charge de la Communication, Presse et Relations Publiques, pasteur Maurice Mandengo a recadré le débat. Dans un communiqué signé, hier jeudi 23 mai 2019, dont une copie est parvenue au journal Le Potentiel, ce dernier a dit la surprise de l’Eglise face à la réaction de certains membres qui représentent leurs Confessions Religieuses à la CIME, par rapport à ce rappel d’information. De ce fait, l’Eglise du Christ au Congo a invité certains représentants des Chefs de Confessions Religieuses au calme et à la retenue dans certaines de leurs déclarations.

Ci-dessous l’intégralité du communiqué.

J.K.

L’Eglise du Christ au Congo est partie prenante des Confessions religieuses et tient aujourd’hui, plus que jamais à l’unité et à la cohabitation sincère des Confessions Religieuses de la RD Congo afin de continuer à unir les efforts dans l’accompagnement de notre peuple pour le rêve collectif.

Elle est surprise de la réaction de certains membres qui représentent leurs Confessions Religieuses par rapport à l’information du Révérend Eric NSENGA NSHIMBA qui n’a fait que rappeler à la Presse la décision du Comité Exécutif National, le deuxième organe de l’Eglise du Christ au Congo de suspendre sa participation à la CIME, entendu qu’elle a outrepassé ses compétences en sa qualité d’organe technique, en agissant en lieu et place de la plate-forme « Confessions religieuses ».

Par ailleurs, la décision encourageait plutôt la participation de l’ECC dans la plate-forme Confession religieuses. Et c’est depuis, le 25 mars 2019, que la CIME a été informée de cette décision par la lettre référencée 159/CAB/PN/ECC/2019.

L’Eglise du Christ au Congo ne reconnait pas à la CIME, les prérogatives d’agir en lieu et place des Confessions religieuses dont le Présidium est assuré par l’Eglise Catholique et l’Eglise du Christ au Congo.

Parmi ceux qui ont signé la mise au point de la CIME, tous ne sont pas des Représentants Légaux des différentes Confessions Religieuses mais plutôt, des Représentants de ces Confessions Religieuses auprès de la CIME comme organe technique ayant pour double mission de veiller sur l’intégrité du processus électoral et d’apporter une médiation au cas des litiges.

Les Confessions religieuses ne sont donc pas l’émanation de la CIME pour dépendre d’elle. C’est plutôt la CIME qui est l’émanation des Confessions religieuses et a l’obligation de soumission.

C’est pourquoi, l’Eglise du Christ au Congo invite certains membres qui représentent les Chefs de Confessions Religieuses au calme et à la retenue dans certaines de leurs déclarations.

L’Eglise du Christ au Congo regrette l’amalgame qui s’en est suivi dans la déclaration de certains membres de cette Commission. Elle déplore le fait que dans leur déclaration, on n’a pas su faire la distinction entre l’information donnée par le Rév. Eric NSENGA au nom de l’ECC et les commentaires du journaliste.

Mais parce qu’il n’y a pas crise, à cause de la CIME, car la plateforme des Confessions Religieuses existe et fonctionne encore dans notre pays, l’Eglise du Christ au Congo annonce que des discussions sont en cours avec les autres Chefs religieux en rap- port avec les questions urgentes touchant à la CENI.

Pour l’Eglise du Christ au Congo

Pasteur Maurice Mandengo, Directeur de Cabinet Adjoint En charge de Communication, Presse et Relations Publiques