Ouverture diplomatique

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Les obsèques d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba ont mis la République démocratique du Congo au fait de l’actualité à l’international. Ce qui traduit la forte personnalité de celui qui aura incarné pendant trois décennies la lutte pour l’avènement d’un État de droit au Congo-Kinshasa.

Autant les funérailles du Sphinx de Limete ont mobilisé des millions de Congolais au niveau national, autant elles ont provoqué un ballet diplomatique, sans précédent depuis la tenue du sommet de la Francophonie en 2012, pendant les trois jours des obsèques, de l’arrivée de la dépouille de Bruxelles à la mise en terre. 

Plus de dix chefs d’État et de gouvernement, non sans compter des dizaines d’autres délégations et représentations internationales, ont séjourné dans la capitale congolaise pour rendre des hommages mérités à Étienne Tshisekedi. Certains chefs d’État ont passé même plus de 48 heures dans la capitale congolaise, en l’occurrence le président du Congo-Brazzaville.

C’est sans aucun doute que ces obsèques, attendues depuis deux ans et quatre mois à cause de la forfaiture de l’ancien régime, ont été un moment qui a mis en évidence le changement intervenu en République démocratique du Congo à l’issue de la  présidentielle du 30 décembre 2018 ; lequel a permis à un opposant d’accéder démocratiquement et pacifiquement à la magistrature suprême.

Étienne Tshisekedi a combattu pour l’avènement d’un État de droit dans ce pays. Il appartient désormais au premier bénéficiaire direct, l’actuel président de la République, Félix Tshisekedi, de donner sens au fruit de ce combat en traduisant dans les faits cet État de droit en RDC.

Bien plus, l’actuel locataire du Palais de la nation devait aussi capitaliser cette ouverture diplomatique qui s’est matérialisée pendant les obsèques de celui qu’il convient d’appeler désormais le Père de la démocratie en RDC, selon la volonté de la majorité des Congolais.

Quoiqu’il en soit, avec l’investiture d’un nouveau pouvoir le 24 janvier 2019, la République démocratique du Congo doit capitaliser chaque moment de son histoire politique afin de parvenir à rentrer, le plus vite possible, dans le concert des nations, où Kinshasa cherche à tirer son épingle du jeu.