Moïse Katumbi mobilise le Grand Katanga pour Fatshi

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De retour en République démocratique du Congo par la ville de Lubumbashi depuis le 20 mai 2019, Moïse Katumbi n’a jamais fermé la porte à une collaboration avec le président Félix-Antoine Tshisekedi (Fatshi) dans le cadre d’une opposition républicaine. C’est le souhait de tous les Katangais dans leur diversité en ce qu’ils voient dans le chef de Fatshi un rassembleur qui milite pour la refondation et le développement de la RDC. Les actes que ce dernier pose depuis sa prise de fonctions sont éloquents à cet égard.

Entre le chef de l’Etat, Felix-Antoine Tshisekedi, et Moïse Katumbi, le pont n’a jamais été rompu. Si, depuis l’accord de Genève créant Lamuka – du reste rejeté juste après par CACH, coalition qui a porté au pouvoir Félix Tshisekedi – les deux hommes n’avaient presque plus émis sur une même longueur d’ondes, le retour de Katumbi en RDC, après trois ans d’exil, a permis d’arrondir les angles.

L’on se rappelle que, deux jours après son arrivée triomphale à Lubumbashi, Moïse Katumbi s’est empressé de promettre, lors d’une conférence de presse, de tout mettre en œuvre pour renouer les contacts entre le chef de l’Etat et les principaux leaders de Lamuka, principalement Martin Fayulu et Jean-Pierre Bemba. Dans l’opinion, cette promesse de Katumbi est parue comme une volte-face. Dans différents cercles politiques, les déclarations de Moïse Katumbi ont été interprétés de diverses manières. Ce n’est pas pour autant que le président d’Ensemble pour le changement a renoncé à son engagement.

En effet, de l’avis de Moïse Katumbi, le rapproche- ment avec Félix Tshisekedi reste toujours d’actualité. Si certains, jusque dans son propre camp de la coalition Lamuka continue à remettre en cause la légitimité de Félix Tshisekedi, Moïse Katumbi ne se trouve plus dans ce registre. Selon lui, Félix Tshisek edi est le seul et unique président de la République démocratique du Congo. Rien à redire là-dessus. Malgré les vives critiques, Moïse Katumbi n’en démord pas. Comme dans un jeu d’échec, il avance en toute sérénité ses pions. Bien plus, il est conscient d’un fait, le développement de la RDC passe par la réconciliation et la mise en commun de toutes énergies nationales.

C’est dans son Katanga natal que Moïse Katumbi a commencé son travail de mobilisation en faveur du chef de l’Etat. En attendant la grande tournée nationale qu’il entame le 10 juin prochain par la ville de Goma, Moïse Katumbi veut mettre tout le Grand Katanga derrière l’action du chef de l’Etat. Pour le président d’Ensemble pour le changement et actuel coordonnateur de Lamuka, un rapprochement avec le chef de l’Etat est une nécessité ; aussi prône-t-il une opposition républicaine. Ce qui est ni plus ni moins un gage de sa bonne foi.

D’ores et déjà, la nomination de Gabriel Kyungu wa Kumwanza, réputé très proche de Katumbi, à la présidence de la SNCC (Société des chemins de fer du Congo), est le signe annonciateur de la passerelle qui se met en place entre le président d’En- semble et le chef de l’Etat. Fini le temps de flottement qui a fait suite à l’accord de Genève, d’où est né la coalition Lamuka, qui a supporté la candidature de Martin Fayulu à la présiden- tielle de 2018.

Les lignes bougent déjà

« Avec le retour de Katumbi en République démocratique du Congo, l’on est désormais inscrit dans la logique de changement. De toutes les façons, Moïse Katumbi l’a clairement annoncé dès son arrivée à Lubumbashi. Il ne veut pas s’engager dans une opposition aveugle envers le chef de l’Etat. Il s’inscrit dans une logique progressiste, pour le seul bonheur du Congo et de son peuple. A ce titre, rien ne peut l’empêcher de rencontrer le président de la République. Pourvu que le Congo gagne », a fait part à notre rédaction un cadre bien placé dans la hiérarchie politique d’Ensemble pour le changement.

En tout cas, Moïse Katumbi à côté du président Félix Tshisekedi n’est plus une utopie. Dans le Grand Katanga, le décor se met déjà en place. Dans leur diversité, les Katangais ont applaudi la poursuite de la décrispation politique par Fatshi. Selon ces derniers, c’est à la faveur de cet engagement sans faille du chef de l’Etat que leur digne fils a été blanchi par la justice avant de rentrer dans son pays. Et c’est Katumbi qui s’est engagé à prendre le devant pour ramener tout le Katanga dans le giron du président de la République.

Est-ce à dire que Moïse Katumbi s’apprête à tourner le dos à Lamuka ? Ses partisans excluent cette hypothèse. « Ce n’est pas à l’ordre du jour. Lamuka a été créé à des fins bien précises. L’engagement de Katumbi au sein de cette plateforme n’est plus à démontrer. Mais, il faut reconnaitre qu’après les élections de décembre 2018, il y a une page qui a été tournée. Aujourd’hui, le destin du Congo est entre les mains de Félix Tshisekedi. Le méconnaitre, c’est faire preuve d’amnésie politique. Les premiers pas du président Félix Tshisekedi nous rassurent. Nous nous sommes rendu compte qu’il s’est inscrit dans la voie du progrès pour le pays, notent ses proches avant de rappeler que les prisonniers politiques ont été libérés, des exilés politiques sont rentrés au bercail ». Et d’ajouter, « Aujourd’hui, nous devons travailler pour le Congo et tourner nos regards sur le bonheur de ce peuple qui a tant souffert. C’est le message que Moïse Katumbi vulgarise dans le Grand Katanga. Sa grande tournée nationale va également dans ce sens ».

A tout prendre, le chef de l’Etat peut compter sur Moïse Katumbi. Depuis son retour en RDC, Katumbi pose des gestes qui vont dans ce sens. Avec lui, c’est tout le Grand Katanga qui est également prêt à s’engager dans la dynamique de l’action du chef de l’Etat.

On avait raison de dire que le grand retour de Moïse Katumbi va faire bouger des lignes sur la scène politique congolaise. Dans la réalité, les premiers signaux sont déjà là.

2 thoughts on “Moïse Katumbi mobilise le Grand Katanga pour Fatshi

  1. En panne d’arguments, les ténors de LAMUKA agissent dans le sens des jeux politiques qui redéfinit la démocratie étant un tremplin social usant des réthoriques politiques sans idéologie économique. Même avant les élections, les cliques dans LAMUKA s’exprimaient avec ambigüité, laissant la question sur l’amélioration de quotidien du congolais sur plan social et surtout économique dans l’indifférence. Le moins qu’on puisse dire est que la démocratie à la congolaise s’éloigne de tous repères du sens commun avec des personnalités et des partis qui font l’accès au trésor publique enfin de jouir de l’illusion d’opulence leur cheval de bataille. Aujourd’hui, la dissipation de courage politique et de l’intellect fait que les opposants deviennent ainsi, en panne d’arguments, de moins en moins convaincants.

  2. ça c’est une lecture tendancieuse des choses, Moise n’a pas appelé à se ranger derrière Felix, ;plutôt à observer et encourager ce qui est bon et dénoncer et proposer pour ce qui ne l’est pas. L’opposition républicaine

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