REVUE DE PRESSE DU MERCREDI 5 JUIN 2019

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« Conjoncture politique, Moïse Katumbi mobilise le Grand Katanga pour Fatshi », écrit Le Potentiel. Le confrère note que de retour en RDC par la ville de Lubumbashi depuis le 20 mai 2019, Moïse Katumbi n’a jamais fermé la porte à une collaboration avec le Président Félix-Antoine Tshisekedi (Fatshi) dans le cadre d’une opposition républicaine. C’est le souhait de tous les Katangais dans leur diversité en ce qu’ils voient dans le chef de Fatshi un rassembleur qui milite pour la refondation et le développement de la RDC. Les actes que ce dernier pose depuis sa prise de fonctions sont éloquents à cet égard, estime Le Potentiel.

Dans un autre registre, Le Potentiel qui est à sa livraison économique, table sur la fin de la mission du FMI en RDC. Ce qui ouvre « une nouvelle voie à une coopération plus dynamique », selon le journal qui rapporte que les experts du département Afrique du Fonds monétaire internationale viennent de boucler leur mission de deux semaines en RDC par une rencontre directe, hier mardi avec le gouvernement congolais. Pour le ministre sortant des Finances, Henri Yav, qui a servi d’interface, « les présentes consultations ouvrent une nouvelle voie à une coopération plus dynamique entre la RDC et ses principaux partenaires au développement, en général, et le FMI, en particulier ».

« Lumumba, Kabila et Tshisekedi, trois modèles de renoncement aux privilèges immédiats », c’est la Une de Forum des As. Il s’agit, en effet, d’une tribune signée par Jean Pierre KAMBILA, Cadre de la coalition FCC/CACH. Ce dernier estime que l’engouement observé lors des obsèques du Premier ministre Etienne Tshisekedi, à l’instar de celles de Laurent-Désiré Kabila, traduit l’expression et la confirmation de l’unité nationale. Ce qui conforte le fait qu’une nation existe et se consolide notamment à travers des références communes, des figures emblématiques. L’étude des vies publiques de trois personnalités évoquées dans sa tribune, à savoir Patrice-Emery Lumumba, Laurent-Désiré Kabila et Etienne Tshisekedi, fait ressortir une caractéristique particulière, celle d’avoir su, à des moments décisifs de l’histoire, renoncer à des privilèges importants pour se consacrer à un combat plus significatif, celui de la lutte pour la libération de son peuple.

D’une tribune à une autre, « Félix Tshisekedi face à la problématique de la transformation de l’homme congolais », écrit La Prospérité. Le journal reprend la tribune de Hubert Kabasu Babu Katulondi, libre-penseur et écrivain. Il estime que la vision du Président F. Tshisekedi a comme premier pilier l’homme. Et en termes de leadership transformationnel sur le champ étatique, ce référent  programmatique stratégique est censé déjà connaitre  un début de matérialisation avec des bribes d’actions tangibles.

Autre sujet, « Nomination des gestionnaires de la Gécamines et SNCC : Lokondo évoque la violation de la Constitution ». C’est à lire dans Le Potentiel. Pour Lokondo, il n’y avait pas péril en la demeure pour violer l’article 81 de la Constitution qui exige que ces nominations soient délibérées en Conseil des ministres et contresignées par le Premier ministre, chef du gouvernement. Il est stipulé que ces nominations sont faites sur proposition du gouvernement. Et Lokondo d’interroger, lequel ? Parce que Tshibala était déjà démissionnaire. Le nouveau Premier ministre n’a pas encore formé son gouvernement qui doit être investi par l’Assemblée nationale.

À ce sujet, L’Avenir note : «  Ordonnances présidentielles sur la SNCC et la Gécamines, les juristes divisés ». Il y a ceux qui estiment que ces ordonnances violent allègrement l’article 81 de la Constitution qui conditionnent la validité  de tels actes par le contreseing du Premier ministre en fonction et non du Premier ministre démissionnaire comme c’est le cas. Et pour d’autres juristes, le contreseing du Premier ministre, prévu à l’article 81 de la Constitution, est une formalité qui consiste à engager tout simplement sa responsabilité politique vis-à-vis du Parlement. Il peut ou ne pas l’opposer, cela ne rendra pas pourtant l’ordonnance du Chef de l’Etat irrégulière. Et surtout que le pays est dans une situation telle que  Bruno Tshibala est Premier ministre démissionnaire. Il assume exclusivement les affaires courantes et ne peut plus poser sa signature sur les actes juridiques de disposition d’une part; et le nouveau Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba n’est pas encore investi avec son gouvernement par l’Assemblée nationale, conformément à l’article 90 alinéa 5 de la Constitution, et donc qu’il ne peut pas encore poser d’actes de sa fonction d’autre part. Mais entre-temps, l’Etat, les services publics et institutions doivent fonctionner.

Sur le plan de fond et de la forme, ces nouvelles nominations suscitent fantasme et polémiques sur la toile à Kinshasa, indique Cas-info. Ce site relaie une autre position, celle d’un militant de droits de l’homme, Jean-Claude Katende. Il regrette que « la nomination de Yuma comme Président du Conseil d’administration de la Gécamines est la consécration de pratiques opaques dans la gestion de cette société ».

À l’Assemblée nationale, L’Avenir rapporte la rencontre Jeanine Mabunda-François Pujolas. L’on note que la vision de l’honorable Présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mbunda, pour la revitalisation de la basse Chambre du Parlement, avec en relief l’approche d’un Parlement plus proche de la population, a été expliquée hier mardi 04 juin 2019 à l’ambassadeur de France accrédité en RDC, M. François Pujolas. Pour sa part, le diplomate français a exprimé à la speaker de la Chambre basse du Parlement de la RDC, la disponibilité de l’Etat et du gouvernement de son pays, à renforcer la qualité de ses relations avec le Congo Kinshasa, particulièrement dans le volet de la diplomatie et de la coopération parlementaire.

Au chapitre de la santé, actualite.cd note qu’un autre agent de santé de Beni (Nord-Kivu) figure parmi les nouveaux cas confirmés de la maladie à virus Ebola. Le ministère de la santé rapporte que le cumul des cas confirmés/probables parmi les agents de santé est de 110 (5,4 % de l’ensemble des cas confirmés/probables) dont 37 décès. Et rfi.fr de noter : « Explosion d’Ebola en RDC, la barre des 2000 cas franchie ». 2008 personnes ont été infectées par le virus Ebola en RDC, selon le dernier bulletin du ministère de la Santé et de l’OMS publié le 2 juin. Oxfam tire la sonnette d’alarme devant cette explosion de cas. Pour les responsables de l’ONG, c’est clair : la réponse actuelle pour lutter contre le virus Ebola en RDC ne fonctionne pas. Ce n’est pas l’efficacité des traitements qui est mise en cause, mais plutôt les difficultés rencontrées par les équipes médicales sur le terrain.

Pitshou MULUMBA