REVUE DE PRESSE DU VENDREDI 7 JUIN 2019

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« 1er couac dans la coalition FCC-CACH : Des Nominations qui fâchent », titre Le Maximum. L’on note que les dernières ordonnances présidentielles portant nominations à la Gécamines et la SNCC ont aussitôt provoqué une levée de boucliers sans pareil, et suscitent moult débats aussi bien dans l’opinion publique (réseaux sociaux), qu’au sein du Front Commun pour le Congo où d’aucuns dénoncent la violation et de l’accord CACH-FCC et de la Constitution de République.

Dans ce débat qui perdure, le prof Mbata, repris par Le Potentiel, approuve la régularité des ordonnances présidentielles. Pour ce constitutionnaliste, les deux ordonnances décriées se justifient parce que le pays est dans une situation exceptionnelle avec un Premier ministre (Bruno Tshibala) qui est démissionnaire, mais qui expédie encore les affaires courantes. Et en même temps, l’Etat doit continuer. Il se base sur les dispositions de l’article 69 de la Constitution en soutenant qu’en pareille circonstance, c’est seul le Chef de l’Etat qui représente l’Etat en assurant par son arbitrage le fonctionnement régulier des services publics, des institutions ainsi que la continuité de l’Etat.

Et pourtant, actualite.cd révèle : « Les ordonnances nommant de nouveaux mandataires à la Gécamines et à la SNCC portent le contreseing de Tshibala ». Le site rapporte qu’avant de remettre sa démission au Président de la République, le 20 mai 2019, Tshibala avait d’abord apposé sa signature sur deux ordonnances présidentielles postdatées – portant nomination des directeurs généraux et présidents des conseils d’administration dans ces deux sociétés publiques basées à Lubumbashi, chef – lieu de la province du Haut – Katanga.

De son côté, Forum des As prévient : « FCC-CACH : gare au virus de l’extrémisme ! » Il s’agit de l’alerte lancée par Jean Pierre Kambila Kankwende, cadre de la coalition FCC-CACH. Ce dernier estime que la coalition n’a certes pas du plomb dans l’aile, mais est sérieusement bousculée. Il est urgent de débloquer les choses, d’éviter les chemins de la méfiance et des extrémistes pour préserver l’essentiel et permettre à

la nation d’aller de l’avant. « Nul doute que la sagesse du duo Tshisekedi- Kabila nous permettra de sortir de cette épreuve », note l’ancien dircaba de Joseph Kabila.

La Prospérité revient également sur la tribune de Jean-Pierre Kambila et titre: «Kabila-Tshisekedi : l’intervention d’urgence exigée ! ». Le journal met en exergue l’appel, du reste, à l’amour de la patrie, pour sauver la coalition FCC-CACH qui, tout récemment, a scellé l’histoire de la première alternance pacifique au sommet de l’Etat en RD. Congo.

Pour sa part, L’Avenir interroge : « FCC-CACH: Une coalition menacée? » Avec la même tribune de l’ancien dircaba du Président honoraire Joseph Kabila, L’Avenir estime que les deux initiateurs (Joseph Kabila et Félix Tshisekedi) se montrent déterminés et marchent manifestement plus vite que leurs militants respectifs, et certains de leurs cadres politiques. Cependant, dans l’un comme dans l’autre groupe existent des partisans de la rupture. Ceci laisse croire que les troupes n’ont pas été suffisamment informées et convaincues !

Dans un autre registre, La Prospérité relaie le « Combat pour la vérité des urnes : Martin Fayulu s’y attèle et promet un mot d’ordre ». L’on note qu’après plusieurs meetings populaires dans différentes villes du pays, Martin Fayulu s’est maintenant orienté vers une nouvelle cible, en l’occurrence les étudiants. Le jeudi 6 juin, en la salle du Collège Boboto dans la commune de la Gombe où il s’est entretenu avec les apprenants de la capitale congolaise, celui qu’on appelle ‘’le soldat du peuple’’ a dit sa râtelée concernant la problématique de la crise de légitimité qui, à son avis, ronge la RD. Congo pendant plusieurs années. Pour lui, la seule solution à cette sempiternelle crise demeure la vérité des urnes.

Le Potentiel reprend sur sa Une les propos de Moïse Katumbi : « Il ne faut pas faire imploser Kinshasa ». Le journal rappelle les deux événements politiques majeurs en ce mois de juin. Il s’agit de l’arrivée le 20 juin de Moïse Katumbi, président d’Ensemble pour le changement, et de l’autre, et du retour de Jean-Pierre Bemba, chairman du MLC, le 23 juin prochain. L’os c’est qu’un fossé s’est ouvert entre les deux têtes d’affiche de Lamuka. Quand l’un parle rapprochement avec Fatshi l’autre prône la vérité des urnes. Du coup, Kinshasa risque d’être le théâtre d’une âpre bataille politique à même de rompre l’accalmie observée jusqu’à ce jour, après le 30 décembre 2018. Selon Moïse Katumbi, « il n’y a pas de raison de faire imploser Kinshasa », appelant

ainsi toutes les parties à la retenue pour ne privilégier que ce qui met tout le monde d’accord : la RDC et le bonheur du peuple congolais.

Actualité parlementaire, L’Avenir note : « Rapport d’activité et fin de mandat des animateurs de la CENI, Nangaa et Mabunda se concertent ». Le journal note que même si rien n’a filtré de ces échanges entre la Présidente de l’Assemblée nationale et le bureau de la CENI, le débat doit avoir porté sur l’actualité de l’heure, dominée par la présentation du rapport d’activité de la CENI pour tout le cycle électoral, mais aussi par la fin de mandat des animateurs de la Centrale électorale. À ce sujet, La Prospérité et Le Potentiel estiment que la problématique de la mise en place d’une nouvelle équipe de la Centrale électorale reste d’actualité, du fait que le mandat de l’équipe Nangaa expire le 30 juin 2019.

Dans la foulée, Cas-info rapporte: «Enlèvement du député Bemba Kaku: l’Assemblée nationale exige des sanctions contre ses ravisseurs ». Dans un communiqué officiel indique le site, le bureau de la Chambre basse du Parlement encourage la poursuite des enquêtes et le déferrement des auteurs de cet ignoble acte devant les autorités judiciaires pour des sanctions exemplaires ». Porté disparu depuis le lundi, le député Bemba Kaku a été retrouvé mercredi soir jeté près d’un complexe hôtelier situé dans la commune de Kintambo.

Santé, « Ebola en RDC: l’épidémie stagne, l’OMS s’inquiète des cas non détectés », écrit Rfi.fr. L’on note que l’épidémie d’Ebola en RDC à un tournant. Plus de 2 000 cas recensés désormais, le chiffre est symbolique. D’après l’OMS, qui coordonne la riposte, le nombre de nouveaux malades stagne au Nord-Kivu. Kinshasa parle d’évolution positive à Butembo, l’épicentre de la maladie. Mais dans le même temps, d’autres foyers réapparaissent, comme à Mabalako, quand certains malades ne sont tout simplement jamais identifiés.

Pitshou MULUMBA