REVUE DE PRESSE DU MERCREDI 12 JUIN 2019

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Forum des As rapporte « la série d’invalidations et de validation des députés nationaux qui se poursuit à la Cour constitutionnelle » et enregistre des réactions. Ensemble pour le changement interpelle Fatshi. La plateforme chère à Katumbi prévient que « si aucun acte de courage ne vient du Président de la République pour stopper et corriger l’arbitraire dans ce sombre paysage, il ne nous restera, en tant que peuple, de nous prendre entièrement en charge, sur la base de l’article 64 de la Constitution ». De son côté, le MLC annonce une marche pacifique ce samedi 15 juin. Le parti de Jean Pierre Bemba considère que les arrêts de la cour constitutionnelle sont juridiquement entachés de beaucoup d’irrégularités.

« Invalidation des députés de l’Opposition, Le FCC recherche les 2/3 l’Assemblée nationale », révèle Le Potentiel. Selon ce média, derrière les arrêts en invalidation de la Cour constitutionnelle, c’est le FCC qui consolide ses rangs en recherchant les 2/3 à la Chambre basse du Parlement avec objectif entendu de modifier la Constitution.

La Prospérité titre : « Droits fondamentaux, Cour Constitutionnelle… RDC : Pierre Lumbi appelle Félix Tshisekedi à mettre fin à l’anarchie institutionnelle ! » L’on note des explications attendues du Président Félix Tshisekedi quant à la limitation des droits fondamentaux parmi lesquels les restrictions des mouvements.

De même, il doit des explications au peuple congolais quant au bon fonctionnement des institutions notamment, la Cour constitutionnelle, dont il est le garant.
« Lamuka laminé : 21 députés dont 8 du MLC et 7 du MS/G7 invalidés », c’est la Une du journal Le Phare.  Ce tabloïd rapporte la tension qui était à son paroxysme hier mardi 11 juin 2019 à la mi-journée, devant le siège du Mouvement de Libération du Congo (MLC), sur l’avenue du Port, dans la commune de la Gombe, après l’annonce de la nouvelle de l’invalidation, par la Cour Constitutionnelle, de 21 députés nationaux de la plate-forme « Lamuka », dont 8 du MLC et 7 de MS-G7 de Pierre Lumbi. Fous de colère, des militants du MLC ont brûlé des pneus sur la chaussée perturbant sérieusement la circulation.

Cas-info et Top Congo Fm reprennent la réaction du président de l’ONG Action Congolaise pour l’accès à la justice qui a dénoncé mardi, les invalidations en « cascade » des députés de l’opposition par la Cour constitutionnelle. Selon Georges Kapiamba, les juges de la haute instance du pays sont inféodés. Par conséquent, le président d’ACAJ en appelle au remplacement immédiat des autres membres de cette instance judiciaire.

À l’Assemblée nationale, la plénière du vendredi 7 juin dernier ayant porté notamment, sur la motion du député MLC Mondole relative aux ordonnances du Chef de l’Etat nommant les mandataires de la Gécamines et de la SNCC est loin d’être oubliée. Scooprdc.net note : « À cause d’un vedettariat zélé à l’Assemblée : Charles Nawej, ce pyromane ! ». Réputé très critique, Scooprdc charge ainsi cet élu qui n’est pas selon le site, à sa première bourde. Il rappelle que déjà en avril 2018, il s’était virulemment dans une plénière pris à son collègue Henri-Thomas Lokondo pour le fait que ce dernier avait, dans une motion incidentielle, demandé le rejet et le non-examen du texte de loi du projet portant dispositions relatives à la promotion et au développement du Projet Grand Inga. Le 15 avril dernier, dans la bousculade qui a failli créer la bagarre dans la salle de Congrès entre les députés FCC et ceux de Lamuka, on l’a vu en avant-plan, près à utiliser les biceps. « Voilà que vendredi 7 juin dernier, il a traité le Président de la République d’inconscient…

C’est le feu que le député de Kahemba a allumé à voir les troubles qui se sont déroulés lundi 10 juin au Palais du peuple et la surchauffe qu’il y a eu mardi 11 juin à Lubumbashi. Charles Nawej passera-t-il aisément à Limeté ? Espère-t-il encore être au Gouvernement pendant ces cinq ans de mandat de Fatshi « inconscient » ? Qu’il demande conseil à Roger Lumbala qui actuellement n’est nulle part et qui a du mal à approcher Félix Tshisekedi. Mon cher Charles, ta bouche-là t’a tué ! », commente le site.

À ce sujet, la radio Top Congo a mis en exergue dans son journal parlé d’hier soir et de ce mercredi matin, la déclaration de l’UNC espace Grand Equateur faite hier mardi à Kinshasa. Elle exige à la Présidente de l’Assemblée nationale de présenter des excuses au Chef de l’Etat. « Ces militants et cadres de l’UNC ressortissants de l’Equateur jugent inacceptable l’attitude du bureau de l’Assemblée nationale qui a soumis au débat les ordonnances signées par le Chef de l’Etat. Tout en mettant en garde le FCC, le député MLC Léon Mondole ainsi que le député Charles Nawej, ces militants rappellent à l’opinion que Félix Tshisekedi n’est pas politiquement responsable devant le Parlement. Les actes administratifs posés par lui, n’appellent donc à aucun débat ».

Dans la foulée des réactions dans cette affaire, actualite.cd note : « Kinshasa : Contrecarrés par la police, les militants de l’UDPS n’ont pas manifesté ce mardi au Palais du peuple ». Le constat fait également par radiookapi.net est qu’un dispositif imposant des policiers quadrille toutes les entrées du Palais du Peuple, empêchant les motards d’emprunter les voix d’accès et filtrant toutes les entrées de piétons dans l’enceinte du Bâtiment.

Dans sa version en ligne, le journal Le Pouvoir du peuple reprend les propos du FCC Aimé Kilolo : « les ordonnances du président n’échappent pas au contrôle parlementaire, qui doivent s’exercer en engageant la responsabilité du Premier ministre devant l’Assemblée nationale ». Visiblement inquiet par l’ampleur que prend ce dossier, ce dernier a appelé au respect du Chef de l’État.

Autre sujet, « Postes régaliens et juteux : ça cale ». C’est l’éditorial de Forum des As qui fait observer que toujours pas de Gouvernement. Le fond du problème, écrit ce quotidien, c’est ce luxe que l’on se donne en se passant du gouvernement de plein exercice durant des mois ! Pas donc besoin d’une boule de cristal pour deviner ou lire la pierre d’achoppement : la sempiternelle querelle autour des maroquins. Chacun de deux coalisés n’ayant d’yeux que pour les postes régaliens et des portefeuilles réputés juteux. « Qui va céder quoi en échange de quoi? C’est là que les Romains s’empoignent. Pendant combien de temps? » Une question dont les Congolais pouvaient utilement se passer.

Pitshou Mulumba

                                                 

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