REVUE DE PRESSE DU LUNDI 17 JUIN 2019

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« Les négociateurs du FCC et de CACH ont repris les discussions autour de la formation du gouvernement. L’exécutif sera bientôt mis en place avant son investiture à l’Assemblée nationale », annonce Top Congo. La question relative à la clé de répartition ne pose plus problème, selon Dieudonné Mwenze du FCC, cité par cette radio.

Le sujet fait la Une du journal Le Potentiel : « Gouvernement, le 15 juillet au plus tard Félix. Tshisekedi recrute dans le FCC ». L’on note qu’entre le FCC et le CACH, les discussions sont très avancées sur la formation du gouvernement. Dans les couloirs de la présidence, une date est sur toutes les lèvres, le 15 juillet prochain. Félix Tshisekedi aura finalement, apprend-on, le contrôle des ministères régaliens, à savoir la Défense, l’Intérieur, les Affaires étrangères, la Justice, avec en prime les Finances. Le FCC a fini par capituler. Le chef de l’Etat pourrait bien, en vertu de son pouvoir discrétionnaire, piocher tout autant dans le FCC que dans le CACH. Le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba peut enfin se mettre au boulot, écrit le tabloïd.

« Gouvernement, controverse autour des arrêts de la cour et des nominations au sein du portefeuille…Félix Tshisekedi appelé à fixer l’opinion », titre Forum des As. Le journal note dans ses colonnes que la surchauffe survient dans un contexte où le pays est dans l’attente d’un Gouvernement de plein exercice. Dans l’opinion, on se perd en conjecture sur les raisons de ce retard, alors que le pays fait face à des urgences qui abondent et qu’à l’internationale, des partenaires, en quête d’interlocuteurs, s’impatientent. Garant de l’unité, de la cohésion nationale et du bon fonctionnement des institutions, le Président Félix Tshisekedi, qui est rentré d’une mini tournée qui l’a conduit successivement au Gabon en Guinée Equatoriale, en Tanzanie et au Burundi, est appelé à fixer l’opinion sur ces sujets majeurs.

À ce sujet, mediacongo.net s’exclame : « Tension institutionnelle: qu’attend Félix Tshisekedi pour fixer l’opinion ! »

« Assemblée nationale : Mabunda annonce une session extraordinaire », écrit La Prospérité. C’est une session ordinaire de mars qui s’est clôturée depuis samedi 15 juin 2019, sans que le gouvernement ait été mis en place. « C’est pourquoi, une concertation, avec les autres Institutions compétentes, s’impose en vue de la convocation d’une Session extraordinaire dès la nomination des membres du Gouvernement », a prévenu la Présidente de l’Assemblée nationale.

Le Phare aborde dans le même sens avec comme titre : « Assemblée nationale : Mabunda confirme la session extraordinaire ». Le tabloïd met en exergue le vœu émis par Jeanine Mabunda, de voir la classe politique mettre tout en œuvre pour la mise en place du gouvernement afin de garantir le fonctionnement régulier des institutions de la République d’ici le 30 juin, date anniversaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo.

« Une session extraordinaire en vue », c’est la Une de L’Avenir. Un des détails que le journal reprend, c’est le fait que la Céni glisse. Parce qu’aux termes de l’article 28 de la Loi organique du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la Céni, celle-ci est tenue de déposer son rapport annuel à l’Assemblée nationale, à sa session ordinaire de mars et à la fin de chaque processus électoral ou référendaire. À cet effet, la Céni a fait savoir que la poursuite de l’examen par la Cour constitutionnelle des contentieux électoraux, et la publication prochaine des résultats définitifs des élections législatives et sénatoriales ou les suspens électoraux du gouverneur de Sankuru n’ont pu lui permettre de finaliser à temps son rapport annuel d’activités, ainsi que le rapport sur le processus électoral.

Pour sa part, actualite.cd souligne que « la suspension de la participation des opposants aux activités parlementaires bloque certaines activités à l’Assemblée nationale ». La preuve, c’est que l’élection des membres du comité des sages et des commissions permanentes de l’Assemblée nationale a été renvoyée à la session extraordinaire, rapporte le site.

AfricaNews prend la dimension du bilan de la session clôturée et titre : « La session ordinaire de mars clôturée sous les signes de l’espoir à l’Assemblée nationale. Moisson abondante pour Mabunda ». Ce tri-hebdomadaire rappelle qu’après son installation, le bureau Mabunda avait pour mission première de compléter les autres organes de la Chambre. Elle a réussi à mettre en place les groupes parlementaires, les commissions permanentes et la conférence des présidents. Il ne reste que le comité de sages et les membres des bureaux des commissions permanentes.

Autre sujet, « La Chambre spéciale chargée d’examiner les différentes requêtes des regroupements et partis politiques mécontents des arrêts rendus en leur défaveur par la Cour constitutionnelle va démarrer son travail aujourd’hui », annonce Top Congo. La Cour siégeant en matière de contentieux électoral, rectification d’erreurs matérielles, appellera à son audience publique d’aujourd’hui 52 causes.

« Partager les entreprises du portefeuille, c’est les condamner à la disparition », écrit Le Potentiel. Le journal estime que la réforme des entreprises publiques a accouché d’une souris parce qu’il y a cette main noire politique qui a pris en otage les entreprises du portefeuille. Au moment où le FCC et le CACH se disputent le partage du butin électoral de décembre 2018, le chef de l’Etat ferait mieux d’épargner les entreprises du portefeuille de ce jeu politique. Les experts sont formels sur un point : inscrire le partage des entreprises du portefeuille dans l’agenda politique FCC –CACH, c’est consacrer leur disparition certaine. Seule l’expertise doit prévaloir dans le choix de prochains mandataires publics.

Santé, les autorités sanitaires, citées par actualite.cd, ont rapporté hier dimanche 16 juin 2018, l’incendie d’un point de contrôle sanitaire dans la province de l’Ituri, une des deux provinces frappées par l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Dans la nuit de samedi à ce dimanche, le point de contrôle de Mudzipela, dans la province de l’Ituri, a été détruit et incendié par des « inconnus », a indiqué le ministère de la Santé dans un bulletin publié dans la soirée.

Pitshou MULUMBA

One thought on “REVUE DE PRESSE DU LUNDI 17 JUIN 2019

  1. Pourquoi continuer à faire le décompte des infrastructures détruites dans la lutte contre la maladie à fièvre hémorragique et des morts alors qu’il faut de gros moyens pour traquer et neutraliser définitivement ces ennemis qui ont pour but de laisser circuler le virus aux fins d’atteindre tous les coins et recoins du pays? Il faut comprendre ce que veulent ces gens…Cela est loin d’être les autochtones qui allèguent que le virus est une fabrication de Kinshasa

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