Lueur d’espoir !

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À moins d’une volte-face de dernière minute, le Front commun pour le Congo (FCC) et le Cap pour le changement (CACH) ont finalement fait œuvre utile en changeant de fusil d’épaule. Aujourd’hui, ils regardent dans la même direction en ce qui concerne les postes ministériels. Le camp kabiliste a mis de l’eau dans son vin pour ne plus faire valoir sa boulimie d’un pouvoir honni par le peuple.

Pour les observateurs avertis, le fait que le regroupement politique de l’ancien président de la République ait lâché du lest, en renonçant aux ministères de souveraineté, viennent de sauver la coalition qui ne tenait plus qu’à un fil.

On a déploré toutefois les appétits gloutons du FCC qui pouvait tout prendre. Et contrôlant la quasi-totalité des assemblées provinciales, outre l’Assemble nationale et le Sénat, on ne pouvait pas s’attendre à mieux dans cet accord de gouvernement avec CACH ; allié confiné dans la figuration avec une présidence qui peine à décoller.
Heureusement que les partisans du président sortant ne se sont pas référés à la base comme il en est de coutume au CACH. Même si la base kabiliste a donné de la voix lors de la dernière fronde des ‘‘Cachistes fatshistes’’, ils ont, à en croire les mêmes observateurs, le respect de la parole de leur leader. Bien que cette décision n’ait pas été prise de gaieté de cœur. L’étonnant coup de poker du président sortant n’a cette fois-ci pas réussi.

À tout prendre, on croit que le gouvernement qui sera prochainement constitué ne risque plus d’être un trompe-œil pour CACH, qui se voit attribués des postes ministériels régaliens lâchés par le FCC. Il ne reste plus qu’au chef de l’État de chercher à exercer pleinement ses fonctions de président de la République. Au cas contraire, la seule possibilité qui lui reste pour avoir les mains libres, c’est de dénoncer le fameux accord qui le lie à son prédécesseur. La déconstruction du système Kabila vomi par la majorité silencieuse qu’est le peuple passe par là.