REVUE DE PRESSE DU MARDI 17 JUIN 2019

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« Controverse autour des arrêts de la haute cour. Enfin Fatshi s’implique, benoît Lwamba menace ! », titre Forum des As. L’on note ainsi qu’après la valse de réactions des regroupements et partis politiques lésés par le verdict de la Haute cour, il est prévu des audiences de rectification, susceptibles de corriger d’éventuelles erreurs matérielles. Reçu hier par le Chef de l’Etat, le président de la Cour constitutionnelle garantit que tous ceux qui seront rendus coupables de pot-de-vin, seront punis conformément à la loi.

Le Potentiel qui relaie l’Agence congolaise de presse estime que les justifications de la Cour constitutionnelle sur les derniers arrêts invalidant principalement les députés de l’Opposition ne passent pas dans l’opinion publique. Face à la montée des protestations de l’opposition et des ONG du secteur de la justice. C’est pourquoi, le président de la Cour constitutionnelle a été obligé de s’expliquer devant le magistrat suprême.

« Benoît Lwamba : « 1240 recours pour 7 juges en 2 mois, humainement, ce n’est pas possible », écrit actualite.cd. Il s’agit là de la raison principale invoquée par le Président de la Cour constitutionnelle auprès du Chef de l’Etat, sur le retard dans le traitement des contentieux électoraux consécutifs aux élections législatives de décembre 2018. Pour Cas-info, « Difficile de savoir si les moyens de défense présentés par Benoit Lwamba ont convaincu Félix Tshisekedi ».

Et rfi.fr note que l’ouverture de cette chambre spéciale à la Cour constitutionnelle intervient après de vives critiques. L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) avait par exemple rapporté que la Cour constitutionnelle avait invalidé des députés proclamés par la Céni sans avoir préalablement procédé au recomptage des voix en présence des parties concernées. Il y a eu également des pressions exercées par certains pays occidentaux en plus de la suspension par l’opposition de sa participation aux activités parlementaires jusqu’à nouvel ordre.

Autres sujets, « Tshisekedi – Kabila : ne pas prendre le pays en otage ». C’est la Une du journal Le Potentiel. « Que dire du deal qui lie Tshisekedi à Kabila ? », interroge le confrère. L’on note que « personne n’en connaît le contenu. Toutefois, une chose est vraie : l’accord FCC – CACH n’a pas été conclu pour le bien du peuple congolais. Tout a été réduit aux individus. Il faut dès lors craindre un soulèvement populaire pour réclamer ce qui revient de droit au souverain primaire, c’est-à-dire vivre en paix et bénéficier des richesses du pays de ses ancêtres. Fin connaisseur de l’Afrique subsaharienne, Herman Cohen, ancien sous-secrétaire d’Etat américain aux affaires africaines, prédit une fin tragique à l’accord qui lie Tshisekedi à Kabila. Il est convaincu que cet accord ne tiendra pas une année. Pendant ce temps, c’est tout le pays qui s’arrête, suspendu à ce que décideront Félix Tshisekedi et Joseph Kabila. Evidemment, le temps s’égrène et la RDC plonge petit à petit dans une crise institutionnelle. Nombreux sont ceux qui demandent aux deux alliés de ne prendre encore longtemps le pays en otage », écrit Le Potentiel.

« CENI : Norbert Basengezi jette l’éponge ! », rapporte La Prospérité. Le numéro 2 de cette institution a jugé bon de lâcher prise. Norbert Basengezi Katintima a présenté sa lettre de démission le lundi 17 juin 2019 à Corneille Nangaa. Une démission dont il a pris soin de notifier au Président National du PPRD, parti politique qui l’avait désigné en novembre 2015. Et La Prospérité note les commentaires liés à cette décision : « Certains parlent du poids de la fatigue due à un travail intense ces derniers mois. D’autres relèvent le fait qu’il tente de sauver son honneur de manière tant soit peu diplomatique, en raison de nombreuses accusations dont il a été victime, de mèche avec sa hiérarchie mais également son fils, Marcellin, concernant ces épineuses affaires de «détournement de fonds» liées à l’achat des «machines à voter ».

« LAMUKA OUEST C/ LAMUKA EST : Fayulu, pas de quartier pour Katumbi », note Le Maximum. Le journal indique qu’entre l’ancien candidat commun de l’opposition à la présidentielle de décembre dernier et le presidium de Lamuka, ce n’est plus la lune de miel. Sur le sujet, Martin Fayulu a brutalement brisé la glace au cours d’une interview à la presse, en accusant l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga de faire de la politique pour l’argent. La tirade de Fayulu a écœuré plus d’un au sein de Lamuka, où on n’a pas encore oublié que c’est grâce aux moyens financiers mis en jeu par le chairman katangais que Fayulu a pu mener la campagne électorale à l’américaine qui lui permet de revendiquer « sa» vérité des urnes. Et également, que ce chef d’un minuscule parti politique anonyme, l’Ecide, doit son élection surprise en qualité de « candidat unique de l’opposition » en novembre dernier à ses aptitudes inouïes à la malice.

Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Ayodeji Adesina, est arrivé à Kinshasa, ce lundi 17 juin, pour une visite officielle de quatre jours, sur invitation du chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, écrit Le Potentiel. Au cours de ce séjour, destiné à renforcer le partenariat bilatéral entre son institution et la RDC, Akinwumi Adesina aura des échanges avec le chef de l’Etat congolais sur des thématiques de développement. Ce mardi 18 juin, le président Tshisekedi et son hôte échangeront avec des opérateurs économiques dans le cadre d’un panel sur leur vision du développement de la RDC.

« Face aux tueries d’une centaine de personnes dans le territoire de Djugu en province de l’Ituri », Félix Tshisekedi s’est montré « scandalisé », écrit actualite.cd. « … Je ne ménagerai aucun effort pour venir à bout de ces tueries et instaurer l’autorité de l’Etat dans cette partie du pays. Toutes mes condoléances aux familles éprouvées », a-t-il écrit sur le compte twitter de la Présidence de la République.

Santé, « Nord-Kivu : des indicateurs qui rassurent l’OMS dans la lutte contre Ebola », écrit Cas-info. L’organisation mondiale de la santé note une « légère diminution des cas de la maladie à virus Ebola dans la région de Beni et Butembo». De retour d’une mission d’évaluation des opérations de riposte contre la maladie, Déo Nshimirimanan, directeur pays de l’OMS, a attribué cette légère baisse à la sensibilisation de la population de la région.

Pitshou MULUMBA