REVUE DE PRESSE DU MARDI 25 JUIN 2019

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Amélioration des conditions de vie des Congolais, La CENCO appelle Tshisekedi à s’assumer », c’est la Une du journal L’Avenir. « Le peuple veut le changement… Raison pour laquelle, il s’est fortement mobilisé pour les élections le 30 décembre 2018. N’entravons pas son élan par des subterfuges politiciens dilatoires ». C’est le message lancé hier devant les médias par la CENCO. Les évêques catholiques recommandent au Président de la République d’assumer pleinement ses responsabilités, de changer le système de gouvernance en instaurant un véritable Etat de droit, rapporte le confrère.

Et Le Potentiel de reprendre : « Libérez mon peuple (cf. Ex 3, 10) : pas d’entraves au changement ». Ce tabloïd énonce très clairement les recommandations de l’assemblée plénière de la CENCO formulée à l’endroit du Chef de l’Etat, à savoir : assumer pleinement ses responsabilités ; changer le système de gouvernance en instaurant un véritable Etat de droit à même de rendre la RDC forte et prospère, mettre l’armée nationale dans les conditions lui permettant de répondre efficacement à sa mission de défendre et de sauvegarder l’unité et l’intégrité du territoire national.

« Les Evêques dénoncent le statu quo : Félix Tshisekedi placé devant ses responsabilités ! », écrit La Prospérité. L’on note que le Peuple veut le changement, car « personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres » (Mc 2, 22). Des points épinglés pour parfaire ce changement voulu, la consœur met en exergue la révision de la loi électorale en vue de la dépolitisation de la CENI et la nécessité pour le futur gouvernement de mettre au centre de son action, l’amélioration des conditions de vie de la population, spécialement dans les secteurs de l’éducation, la santé et les infrastructures.

L’autre recommandation des évêques, reprise par Rfi.fr, concerne la justice : « Redorer le blason de la magistrature, particulièrement celui de la Cour constitutionnelle de façon que le peuple ait confiance en la justice », préconise l’abbé Nshole. À cet effet, Cas-info note : « … Les prélats ont comparé l’appareil judiciaire congolais à une « officine de combines ». Un haut lieu où l’on règle des comptes à qui l’on veut en « cautionnant des injustices ».

De la Cour constitutionnelle, les requêtes en rectification d’erreurs matérielles dans le cadre du contentieux électoral des dernières législatives, attendues dans les jours qui viennent, annonce Top Congo. L’instruction a été bouclée hier soir.

Autres sujets d’actualité, Le Potentiel relaie le constat de l’ancien sénateur Modeste Mutinga qui estime que dans « la lutte contre l’impunité et dans l’esprit du pardon généralisé, Félix Tshisekedi souffle le chaud et le froid ». Pour Mutinga, en implorant la grâce divine pour un pardon généralisé à tous ceux qui ont fait du mal au pays et à son peuple, le chef de l’Etat prend un virage qui s’écarte fondamentalement des options défendues par son défunt père, Etienne Tshisekedi, et l’Udps, le parti qui l’a porté au pouvoir. « Le chef de l’Etat ne peut pas prôner le pardon sans justice. Il souffle le chaud et le froid au risque de consacrer l’impunité», tranche-t-il.

Et Cas-info interroge : « Tshisekedi et Dieu, un bicéphalisme inédit, pouvoir divin-pouvoir politique, à la tête du pays ? ». Ce site revient sur la consécration par le Chef de l’Etat du pays à Dieu, en estimant que c’est un discours inédit. « D’abord politiquement. C’est pour la première fois en 60 ans d’indépendance qu’un président se livre de façon aussi transparente devant ses concitoyens. Ensuite, spirituellement, car même si ça ne reste qu’une allocution sans incidence réelle sur les institutions, Félix Tshisekedi vient d’inventer un nouveau mode de cogestion du pouvoir en introduisant ce bicéphalisme « divin-politique » dans la structure politique du pouvoir… »

« Élections des gouverneurs au Sankuru et au Sud-Ubangi, Vunduawe au banc des accusés », titre Forum des As. Le Premier Président du Conseil d’Etat est indexé pour s’être arrogé le pouvoir d’annuler les scrutins dans ces deux provinces. Forum des As rappelle que de 26 provinces de la RDC, le Sud-Ubangi et le Sankuru demeurent les seules à ne pas encore disposer de Gouverneur et Vice-gouverneur. Ceux qui ont été élus sont empêchés d’exercer, et les seuls candidats en lice dans la province où l’élection est maintes fois reportée, ne savent plus à quel saint se vouer. De l’avis de certains d’observateurs, cette confusion serait le fait du Conseil d’Etat.

« Jean-Pierre Bemba (RDC): « Quitter Lamuka ? Ce serait irresponsable », écrit Rfi.fr. Après une longue absence, ce poids lourd de l’opposition congolaise est rentré à Kinshasa. Sa stratégie ? Rester dans la coalition Lamuka et ne pas annoncer dès maintenant s’il sera candidat ou non en 2023… En ligne de Kinshasa, le président du MLC, le Mouvement de Libération du Congo, a été l’invité Afrique de Rfi.

« 4 morts et 4 blessés dans de nouveaux affrontements interethniques à Minembwe », rapporte actualite.cd qui se base du rapport des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux prises avec les assaillants dans la région. « Les sources indépendantes accusent la communauté Banyamulenge dans le haut plateau de Minembwe d’avoir provoqué les autres. Ils sont allés attaquer les autres communautés dans les localités de Kisanya et Kijombo », souligne l’armée dans un communiqué signé par le porte parole de l’opération Sukola 2 au Sud Sud-kivu, le capitaine Dieudonné Kasereka.

Pitshou MULUMBA