Bruxelles : l’UA et la diaspora africaine se penchent sur le sort des réfugiés, apatrides et des déplacés

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La Représentation permanente de l’Union africaine auprès de l’Union européenne a dans le cadre de l’Agenda 2063, organisé le mardi 26 juin un atelier consultatif avec la diaspora africaine sur le sort des réfugiés, apatrides et des personnes déplacées.

Venus de divers pays, une cinquantaine de participants a planché autour de la thématique « refugies, apatrides et déplacés internes : vers des solutions durables au déplacement force en Afrique ». Présidée par Awad Sakine Ahmat, Représentant permanent de l’Union africaine à Bruxelles, la rencontre a permis aux jeunes d’explorer les pistes de leurs implications sur ce sujet qui touche beaucoup d’Africains.

En effet, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, l’humanité vient de franchir un pic en 2019, avec un nombre record de personnes déplacées qui serait de l’ordre de 70,8 millions dans le monde.

Et d’après l’agence onusienne, on compte parmi elles, presque 25,9 millions de réfugiés, dont plus de la moitié a moins de 18 ans. Il se trouve aussi que 25 000 000 des réfugiés et déplacés sont en Afrique. Le continent compterait aussi près de 712.000 apatrides. Des chiffres qui donnent le tournis et en disent long sur l’urgence d’agir.

Profitant de cette tribune, le diplomate africain a lancé un appel pressant à la jeunesse de la diaspora africaine pour qu’elle ne se contente plus que d’envoyer des fonds. « Ce que vous faites pour vos familles, proches, amis et vos pays est important. Mais les besoins sont au niveau continental sont plus importants. Et l’Afrique, votre mère a besoin. Votre mère patrie fait appel à vous », a-t-il lancé aux participants.

Appel pressante à la diaspora

Le souhait de l’ambassadeur est que ces jeunes qui sont des leaders et des porteurs de projets, s’engagent davantage sur le long terme pour le continent. « L’Afrique a besoin de toutes les forces, et plus particulièrement les vôtres. Parce qu’avec vous, nous sommes sûrs que l’Afrique tiendra debout. Vous êtes ce que nous avons de plus chers, et le continent a besoin de vous pour son développement », plaide l’ancien directeur du Trésor du Tchad.

Pour Awad Sakine Ahmat, l’heure est grave et il urge que les jeunes talents de la diaspora s’engagent un peu plus pour le continent. Parce que si beaucoup de ces jeunes « sont très actifs dans leur environnement immédiat et sur diverses questions, il est toutefois notée une absence de cette tranche d’âge sur ces sujets », déplore M. Ahmat.

Une anomalie que l’Union africaine souhaite corriger.  C’est pourquoi emboîtant le pas à l’ambassadeur Awad Sakine Ahmat, Philip Bob Jusu du Département des affaires politiques qui dirigeait les travaux a exprimé son souhait de voir émerger au sein de la diaspora des structures fortes, capables de jouer le rôle que jouent aujourd’hui les grandes ONG internationales en Afrique.

François MENDY, Envoyé spécial à Bruxelles