Urbanisation de Kinshasa : l’hôtel de ville s’offre les services d’une firme burkinabè

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Le développement de Kinshasa, prôné et défendu par le gouverneur de la ville, prend de plus en plus corps. Des partenaires sérieux commencent déjà à faire des navettes à l’office de Gentiny Ngobila.

Olivier Kaforo

Le groupe « Entreprise Bokoungou Mahamadou et Famille » (Ebomaf), une firme burkinabè spécialisée dans la construction, voudrait offrir ses services pour réaliser le programme d’urbanisation de la ville de Kinshasa. L’offre a été présentée le mercredi 3 juillet au gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, par le président d’Ebomaf, Bokoungou Mahamadou. Cette collaboration s’inscrit dans le cadre de la coopération sud-sud.

Par la même occasion, le président d’Ebomaf et ses partenaires européens se sont dits prêts à entamer les travaux d’urbanisation de la capitale de la RDC dès la signature avec le nouvel exécutif provincial investi il y a quelques jours.

Selon des sources proches de l’hôtel de ville de Kinshasa, le président d’Ebomaf a également rassuré le gouverneur de Kinshasa, Gentiny Ngobila, que son entreprise dispose suffisamment de fonds pour préfinancer n’importe quel ouvrage dans la capitale congolaise.

Le gouverneur de la ville de Kinshasa a annoncé, il y a quelques jours, un programme d’assainissement de la ville, intitulé « Kin Bopeto ». Avec un budget de 2,065 millions USD, le programme « Kin Bopeto » de Gentiny Ngobila prévoit notamment la modernisation des infrastructures de base dans la capitale congolaise. Allusion faite à la construction et à la réhabilitation des écoles et des routes à Kinshasa. Il en sera de même pour les morgues.

Ebomaf est une société fondée en 1989, au Burkina Faso. Forte d’environ 565 travailleurs permanents et plus de 3.160 journaliers ou en sous-traitance, cette firme intervient dans les secteurs tels que l’immobilier, le transport aérien, le génie civil, l’hôtellerie et la restauration. Elle est déjà présente dans quelques pays d’Afrique tel que le Togo, le Bénin, la Côte d’Ivoire et la Guinée.

Lors de la présentation de son programme à l’assemblée provinciale, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila avait indiqué qu’il comptait mobiliser plus de deux milliards de dollars américains pour son programme d’actions dénommé « Kinshasa Bopeto ». Un programme conçu dans le but de changer l’image de la capitale congolaise. Le gouverneur de Kinshasa a défendu ce budget, le mercredi 26 juin, après l’avoir présenté la veille devant les élus de la ville provinciale de Kinshasa.

« Kinshasa Bopeto » s’articule autour de cinq axes prioritaires. Notamment l’amélioration de la gouvernance et le rétablissement de la sécurité ; la protection de l’environnement et l’assainissement de la ville ; la modernisation des infrastructures de base ; le développement des activités économiques ; la création d’emplois ainsi que l’amélioration de la qualité des services sociaux de base.

Selon son concepteur, il convient de s’attaquer à l’insuffisance de la gouvernance au niveau des services urbains, à la modicité des ressources dans la mise en œuvre de la décentralisation financière et le manque d’adhésion de la population kinoise.

Parmi les défis auxquels est confrontée la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka a affirmé aux députés provinciaux qu’il sied de résoudre la problématique des effectifs pléthoriques, la sous-qualification des agents des services centralisés et autres.

Aussi, il a déclaré qu’il espère financer ce programme partant des ressources propres de la ville, de la rétrocession, des dons et legs ainsi que les emprunts contractés conformément à la loi.