Greenpeace Afrique exige l’annulation de l’octroi des concessions forestières attribuées illégalement en RDC

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La gestion forestière en République démocratique du Congo fait l’objet d’un regard inquisiteur des partenaires du gouvernement. La Société civile n’est pas en reste. Ce qui prouve que personne ne veut voir les forêts de la RDC être bradées.

Olivier Kaforo

Faisant suite aux recommandations formulées par des acteurs de la Société civile en rapport avec l’attribution illégale des concessions forestières en République démocratique du Congo, la section Afrique de Greenpeace, une organisation britannique, exige que des concessions illégalement acquises soient récupérées par l’Etat.

« Greenpeace Afrique réitère le résultat de son analyse publiée  en avril dernier, intitulée Exploitation industrielle du bois, 24 concessions nulles et non avenues doivent immédiatement retourner à l’État », indique le site web de Greenpeace.

En en croire cette organisation environnementale, le rapport établi par la Société civile indique que depuis janvier 2019, plus de 20 contrats de concession forestière industrielle en République démocratique du Congo, couvrant plus de 4 millions d’hectares, sont nuls et non avenus, car leurs concessionnaires n’ont pas obtenu l’approbation de leur plan d’aménagement dans les délais légaux, ou n’ont jamais déposé de plan d’aménagement. 

Compte tenu de cette situation, Greenpeace Afrique invite le nouveau régime de Kinshasa à assurer la bonne gouvernance et l’application de la loi dans le secteur forestier. « Greenpeace Afrique appelle ce nouveau gouvernement à signer un décret rendant à l’État les titres expirés et à entamer des poursuites judiciaires pour sanctionner toutes les entreprises et tous les fonctionnaires impliqués dans la violation de la loi », précise-t-elle.

Pour Greenpeace, une vérification indépendante des jalons de la lettre d’intention signée entre l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI) et le gouvernement de la RDC est actuellement en cours. Cette vérification, précise-t-elle, formulera également des recommandations sur les étapes à prendre en compte pour la prochaine phase de l’accord, à partir de 2021.

« Il est donc essentiel que CAFI conditionne la suite de la collaboration avec le gouvernement de la RDC à la restitution immédiate de toutes les concessions sans plan d’aménagement, ainsi que toutes les autres concessions illégales, en faisant une déclaration publique à cet effet. De plus, CAFI doit renoncer à tout projet visant à financer tout programme favorisant les émissions de gaz à effet de serre », annonce Greenpeace.

Il y a quelques mois, les organisations de la Société civile œuvrant dans le secteur environnemental ont signé une déclaration en rapport avec l’attribution de nouvelles concessions forestières par l’État en République démocratique du Congo. Des recommandations ont été ainsi formulées au ministère de l’Environnement et Développement durable, demandant l’annulation de l’octroi des concessions forestières accordées après l’entrée en vigueur de la réglementation interdisant l’attribution des concessions forestières aux acquéreurs sans plan d’aménagement.

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