Infrastructures : réhabiliter les routes de desserte agricole pour réussir le pari de l’autosuffisance alimentaire

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Conformément à la Constitution, les provinces pourront, cette fois-ci, bénéficier d’une rétrocession  de 40% sur les recettes réalisées. Les gouverneurs et vice-gouverneurs ont été rassurés à cet effet à l’occasion du séminaire organisé à leur attention.

Véron  K.

« Je veillerai, dans le cadre de la rétrocession, que les moyens conséquents vous soient alloués pour vaincre le défi du développement ». Ces propos sont du chef de l’Etat lui-même qui, dans son message du 30 juin 2019, a aussi défini son objectif à terme qui consiste à assurer l’autosuffisance alimentaire à toutes les congolaises et à tous les congolais. Car, déplore-t-il, il est incompréhensible que la République, dotée d’innombrables ressources naturelles tels que des terres arables, des fleuves et rivières poissonneux, des pâturages puisse importer la quasi-totalité des biens de première nécessité. « Le même élan sera poursuivi pour certaines mesures préconisées  concernant, notamment la baisse des prix des denrées alimentaires », a-t-il affirmé.

Fini les lamentations

Lors des législatures précédentes, les territoriaux prétextaient qu’il leur était difficile de contribuer efficacement au développement du pays, faute de moyens conséquents. Entre-temps, certaines juridictions excellaient dans la réalisation des futilités. Comment peut-on assurer l’autosuffisance alimentaire lorsque les routes de desserte agricole sont dans un état de dégradation très avancée ? Ne pouvant pas évacuer les denrées de première nécessité vers les grands centres de consommation, les paysans se tournent le pouce  jusqu’à laisser pourrir leurs produits ou les écouler à vil prix aux acheteurs qui bravent l’état défectueux des routes.

Suite aux difficultés d’approvisionnement, on assiste à la spéculation des prix sur les marchés urbains.

Pour l’avoir compris et vécu la réalité de terrain, le chef de l’Etat a décidé de relancer la rétrocession  qui n’était toujours pas effective.

Les provinces qui auront à conclure un contrat-programme avec l’Exécutif national devra utiliser l’argent de l’Etat à  bon escient afin de permettre à ce dernier d’évaluer les performances de chacune d’elles. Il ne sera plus question, pour les territoriaux, de se lamenter en ce qui concerne la réhabilitation des routes de desserte agricole. Avec la rétrocession, ils seront en mesure d’utiliser au maximum l’Office  des voiries et drainage (OVD). Si cette entreprise d’Etat donne satisfaction avec les travaux de construction des routes qu’elle réalise dans la capitale, pourquoi ne ferait-elle pas de même pour les routes de desserte agricole ?

Les travaux de réhabilitation une fois terminés, les autorités territoriales devront faire le suivi en utilisant les cantonniers pour l’entretien régulier des routes. Les paysans pourront leur servir de main-d’œuvre moyennant une rétribution. De cette manière, on se plaindra moins de la détérioration des routes de desserte agricole et le problème d’évacuation des produits de première nécessité vers les grands centres de consommation pourra être résolu.