De vieilles méthodes

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Depuis son accession à l’indépendance jusqu’à ce jour, la République démocratique du Congo éprouve encore des difficultés pour accéder au développement tant attendu par sa population. Pour des raisons de positionnement, les acteurs politiques ont plongé le pays dans une crise qui a affecté tous les secteurs de la vie nationale. Des rencontres organisées à l’intérieur, voire à l’extérieur de la RDC, en vue de réconcilier les Congolais, n’ont pas produit des résultats escomptés. Conséquence : le pays fait du surplace.

Le Potentiel

Pas plus tard qu’il y a une année, le régime Kabila a mis toutes les batteries en marche pour déstabiliser l’Opposition. Le débauchage de certains de ses cadres, avant les élections du 30 décembre 2018, a permis au régime sortant de se constituer une grande majorité au sein du Parlement. Cela, sans compter l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire congolais. Les arrêts définitifs rendus par la Cour constitutionnelle en correction des erreurs matérielles dans les contentieux électoraux des législatives nationales, ne sont qu’une illustration.

A quand la fin des pratiques négatives qui disqualifient la classe politique congolaise ? C’est la question qui taraude les esprits lucides. C’est pourquoi, les acteurs politiques sont appelés à prendre leur responsabilité afin de favoriser l’émergence du Congo-Kinshasa. C’est dire qu’ils doivent se dépouiller de leur vieil homme pour le bien-être de sa population en détresse.

Une autre illustration et, non des moindres, c’est la situation relative à la formation du bureau définitif du Sénat. Contre toute attente, le FCC a, une fois de plus, découragé l’un de ses alliés qui pèse lourd au sein de la plateforme. Il s’agit de l’AFDC-A de Modeste Bahati. Mis à l’écart au profit d’Alexis Thambwe Mwamba, l’AFDC-A a décidé  de s’affranchir. Ce, en dépit du présumé débauchage de certains de ses cadres. La population en a marre. Améliorez ses conditions de vie au lieu de la clochardiser, chers politiciens !