Impasse post-électorale : un député invalidé de l’opposition propose la dissolution dès janvier 2020 de l’Assemblée nationale et du Sénat

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Face à l’ampleur qu’a prise la crise post-électorale, avec notamment des arrêts controversés de la Cour constitutionnelle dans le cadre des contentieux électoraux consécutifs aux élections législatives de décembre 2018, la démission de tous les juges de la haute Cour et la suspension de ces arrêts iniques avec comme conséquence, le maintien de la liste des élus telle que publiée par la Céni, la modification de la loi électorale sur le mode du scrutin et la dissolution dès le 25 janvier 2020 de toutes les assemblées : nationale, provinciales ainsi que le Sénat, constituent l’essentiel de la proposition de Me Muza Kayembe Clément, cadre du regroupement « Arc-en-ciel du Congo ». 

Pitshou Mulumba

C’est dans le souci d’apporter sa contribution à la résolution de ce qui apparait désormais comme une crise post-électorale que Me Muza Kayembe Clément, cadre du regroupement « Arc-en-ciel du Congo »  dirigé par le sénateur Philippe Mabaya, propose sa recette en cinq points, intitulée « proposition de sortie de crise post-électorale en RDC : agir maintenant ».

Me Muza Kayembe Clément qui est une des victimes des arrêts de la Chambre rectificative créée par à la Cour constitutionnelle,  n’entend accorder aucune clémence aux juges de la Cour constitutionnelle. Il estime que pour donner un sens à l’État de droit voulu par l’ensemble de la population et tel que consacré tant dans l’exposé de motif, le préambule ainsi qu’à l’article 1er de Constitution du 18 février 2005 et vu l’importance qu’attache le Président de la République sur l’État de droit et son engagement irréversible contre la corruption, il faut faire partir tous les juges de la Cour constitutionnelle.

Le contexte s’y prête selon lui, au regard des abus de droit, la fraude, la corruption, les irrégularités, les indignations de l’opinion publique nationale manifestées ainsi que la violation des lois et la Constitution de la République.

Au-delà de la démission de tous les juges, l’on note : « la suspension des arrêts iniques de la Cour constitutionnelle et le maintien de la liste des élus telle que publiée par la Céni, le remplacement des membres de la Céni hors mandat, la modification de la loi électorale sur le mode du scrutin et la dissolution dès le 25 janvier 2020 de toutes les assemblées : nationale, provinciales ainsi que le Sénat ».