Le blocage

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Cela fait déjà sept mois depuis l’investiture du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en tant que président de la République. Jusqu’aujourd’hui, la République démocratique du Congo n’a toujours pas de gouvernement. Les protagonistes du blocage sont connus : l’autorité morale du Front commun pour le Congo (FCC) et le président de la République avec son Cap pour le changement (CACH). Les deux coalisés n’arrivent toujours pas à s’entendre autour de l’équipe gouvernementale, du partage des postes ministériels, avec en prime ceux dits de souveraineté. Pourtant, ils se sont rencontrés plus d’une fois.

Le Potentiel

Vraisemblablement, chacun ne voudrait pas mettre l’eau dans son vin pour revoir les ambitions à la baisse. Surtout, en ce qui concerne le camp de l’autorité morale du FCC, dont la boulimie du pouvoir n’est plus à démontrer. Les deux parties ont pris en otage le pays qui peine à fonctionner, faute d’institutions encore en gestation, à savoir le gouvernement et le Sénat. De réglages en réglages, on tourne en rond. Le peuple, tourné en bourrique, en dindon de la farce, en pâtit.

A qui profite la situation ? Des analystes pensent que c’est au président de la République, qui se frotte les mains car, si le bras de fer persiste,  il peut être amené à désigner un informateur. Celui-ci devrait alors identifier une nouvelle majorité au sein du Parlement. Faisant, du coup, de Sylvestre Ilunga Ilunkamba un Premier ministre mort-né.  La fronde au sein du FCC menée contre l’Alliance des forces démocratiques alliées (AFDC)-A pousse à penser ainsi. Les cartes vont être redistribuées.

Par ailleurs, le cas du président de l’AFDC-A qui prend ses distances vis-à-vis du FCC peut servir d’école. Même les sceptiques notent que cela est faisable. Aussi une certaine opinion se demande-t-elle pourquoi le président de la République ne ferait-il pas autant. Ce en vue de s’émanciper des autres qui le poussent non seulement  à demeurer du mauvais côté de l’histoire, mais à continuer à tuer le peuple à petit feu en le maintenant dans la misère. Si l’émancipation n’est pas au rendez-vous, le courage de Bahati Lukwebo n’aura servi à rien du tout.