REVUE DE PRESSE DU MARDI 16 JUILLET 2019

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« Ayant opté de créer sa propre plateforme, Bahati radié du FCC », annonce L’Avenir. Cette décision, rapporte le tabloïd, a été prise hier à Kinshasa par la conférence des présidents des regroupements politiques du FCC. Conséquence, il est demandé aux cadres du regroupement AFDC-A, ayant obtenu en tant que FCC, des mandats politiques au sein des institutions politiques nationales et provinciales, de se déterminer vis-à-vis du nouveau leadership de ce regroupement endéans 7 jours. Passé ce délai, le FCC tirera toutes les conséquences politiques.

« FCC : Modeste Bahati définitivement radié ! », titre La Prospérité. Pour ce quotidien, le feuilleton Modeste Bahati semble être complètement bouclé au sein de la mégastructure du Front Commun pour le Congo (FCC), dont l’autorité morale demeure Joseph Kabila, l’ex-Chef de l’Etat congolais.

« En prenant la décision d’exclure à « durée indéterminée » l’AFDC-A de Modeste Bahati, le Front commun pour le Congo (FCC) n’a pas visiblement mesuré les conséquences politiques qui pouvaient en découler », écrit Le Potentiel qui reprend à sa Une : « Changement de rapport de force à l’Assemblée nationale Gouvernement : vivement un informateur ». L’on note qu’à l’Assemblée nationale, on n’est plus loin d’un retour à la case départ, c’est-à-dire la nomination d’un informateur pour identifier la nouvelle majorité d’où sortira le Premier ministre. A la base, il y a bien entendu le départ de l’AFDC-A de Modeste Bahati Lukwebo du FCC. Le rapport de force a terriblement changé. Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Premier ministre nommé depuis le 20 mai 2019, pourrait se retrouver sans une base politique évidente. Identifier la nouvelle majorité parlementaire devient plus qu’indispensable. Le FCC le redoute mais, c’est au Chef de l’Etat, garant de l’équilibre des institutions, de trancher.

Dans la foulée, Forum des As note : « Avec l’accumulation de frictions entre les deux partenaires, FCC-CACH : la coalition menacée ». L’on note que les partenaires dans l’alliance n’arrivent toujours pas à s’accorder sur le partage des postes ministériels. On semble de plus en plus loin des idéaux proclamés par Joseph Kabila et Félix Tshisekedi.Mais comment les gens qui se disent idéologiquement de même bord n’arrivent-ils pas à accorder leurs vues pour la formation du Gouvernement ? Le désaccord entre ces deux camps génère hélas d’autres points de frictions.En effet, depuis que l’AFDC-A, sous la direction de Modeste Bahati, a annoncé son autonomie tout en disant toujours appartenir à la Majorité, des voix s’élèvent au sein du CACH pour en appeler à un réajustement dans la redistribution des cartes. En clair, une révision à la baisse du quota initialement attribué au FCC. Une perspective qui ne serait pas pour plaire à la Kabilie qui laisserait penser que la fronde du leader de l’AFDC-A serait soutenue en sous-main par certains sociétaires du CACH.

Suivant l’évolution de ce feuilleton, Le Potentiel consacre un deuxième grand titre à un appel : « Félix Tshisekedi devrait arrêter la machine de corruption mise en place par le FCC pour débaucher dans l’AFDC-A ». Selon le tabloïd, FCC garde toutes ses vilaines méthodes de basse politique : l’achat de conscience des acteurs politiques au moyen des billets verts, le débauchage, les intimidations et tous les autres coups bas politiques qui heurtent les bonnes consciences. Habitué à ces pratiques décriées par toute la société congolaise, le FCC veut les pérenniser sous l’ère de Félix Tshisekedi, se trompant sans doute d’époque. Le Président de la République qui a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille, doit arrêter la machine de corruption mise en place par le FCC pour débaucher les acteurs politiques et les partis membres de l’AFDC-A, voire de s’approprier carrément la plateforme politique de M. Bahati Lukwebo.

Autres sujets, « Face au péril militaire à l’Est : Félix Tshisekedi devant l’impératif d’une contre insurgence mixte ! », écrit La Prospérité.Il s’agit de la réflexion d’Hubert Kabasu Babu Katulondi, libre-penseur et Ecrivain. Il estime que la continuation de des macabres tragédies à l’Est du pays démontre indubitablement que l’alternance à la tête de l’Etat et le discours du changement n’aurait  encore aucun impact sur cette guerre résiduelle. Ainsi,  il appelle le Chef de l’Etat à lancer une campagne intensive de contre-insurgence militaro-socioéconomique.

« Kinshasa: la présidence agacée par le retard dans l’exécution du projet de construction des sauts – de- mouton », écrit Cas-info. La construction de ces infrastructures censées désengorger le trafic sur les embouteillées routes de la capitale ne présage aucun signe d’une fin imminente. Et pourtant, le premier site devrait être ouvert au public fin juillet ou tout au plus tard, début août, la durée des travaux étant de trois à quatre mois. Retard ou arrêt des chantiers, la Présidence de la République qui a financé le projet pour marquer les 100 premiers jours de Félix Tshisekedi semble avoir dépassé les limites de sa patience. Le Porte-parole de Félix Tshisekedi annonce que le Président de la République a prévu de visiter les différents chantiers ouverts sur la ville pour se rendre compte de l’évolution des travaux. « Là où rien n’est fait, les tôles bleues seront démontées. Les sites, rouverts à la circulation, et les régies des travaux passeront á la caisse, rembourser l’argent perçu. Ba intouchables, bozalaki prévenus », a lancé Kasongo Mwema.

« Tête-à-tête Félix Tshisekedi et Shinichi Kitaoka, président de l’Agence japonaise de coopération internationale », rapporte actualite.cd. L’on note que Félix Tshisekedi a reçu hier lundi 15 juillet Shinichi Kitaoka, président de l’’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA). Les deux hommes ont échangé sur les priorités du gouvernement congolais en vue d’une coopération future ainsi que sur l’orientation des assises de la Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD 7), qui aura lieu du 28 au 30 août 2019 à Yokohama au Japon.

« RDC: après le cas d’Ebola à Goma, l’OMS convoque son comité d’urgence », écrit Rfi.fr. D’après le patron de l’OMS, la détection d’un malade dans la grande ville de Goma pourrait bien « tout changer ». Goma, c’est une ville d’un million d’habitants ainsi que des échanges très fréquents avec les autres villes du pays. Le comité d’urgence de l’OMS doit de nouveau se réunir ces prochains jours pour décider si Ebola est devenue une menace de portée mondiale.

Pitshou MULUMBA