REVUE DE PRESSE DU MERCREDI 17 JUILLET 2019

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« Du rififi au FCC : Bahati demande au Premier ministre d’identifier une nouvelle majorité », titre Le Phare. L’on note qu’après sa suspension à durée indéterminée par la conférence des présidents du FCC, suivie de sa radiation, suite à sa décision de se porter candidat à la présidence du bureau définitif du Sénat, contre Thambwe Mwamba, le candidat plébiscité par cette famille politique, Modeste Bahati n’a pas quitté le navire seul. En effet, de nombreux partisans de l’ex-Président de la République, à Kinshasa comme en provinces, ont rallié sa cause. On peut citer, dans le lot, Adèle Kayinda, une des co-fondatrices du PPRD, élue sur la liste de l’AFDC aux législatives du 30 décembre 2018, nommée illico presto présidente du groupement parlementaire de ce regroupement politique, en remplacement de Nene Ilunga, resté fidèle au FCC et à Joseph Kabila. Il y a également Vicky Katumwa, PCA de l’ex-Onatra, et Mbengele, ancien directeur général du FPI, opposant farouche d’Evariste Boshab dans la circonscription électorale de Mweka, au Kasai central. Dans sa communication devant les médias, hier mardi 16 juillet 2019 au Palais du Peuple, Modeste Bahati Lukwebo a officiellement confirmé son divorce d’avec le FCC. Il a, dans la foulée, demandé au Premier ministre Ilunga Ilunkamba de procéder à l’identification d’une nouvelle majorité parlementaire, en tenant compte du fait que la plate-forme AFDC-A (Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés), est devenue autonome, et d’entamer de nouvelles consultations en vue de la formation du gouvernement.

Pour sa part, actualite.cd reprend les propos encourageants de Bahati à ses fidèles qui sont dans les institutions politiques : « Nous demandons à nos gouverneurs et à nos autres élus de s’opposer à la dictature (…) rien ne leur arrivera tant que les donneurs d’ordre n’ont ni légitimité ni légalité ».

Et pourtant La Prospérité a porté la voix de la dissidence favorable à Joseph Kabila. Elle écrit : « AFDC-A : Bahati exclu, un nouveau directoire installé ! ». Le tabloïd rapporte que le Sénateur Modeste Bahati vient d’être exclu du Regroupement politique Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A). Annonce faite hier, mardi 16 juillet 2019, au cours d’une assemblée générale extraordinaire réunissant les Membres de la Conférence des Présidents des Partis Politiques du Regroupement Politique «AFDC-A» élargie aux présidents, aux élus nationaux et personnalités politiques. Désormais conduite par la Députée nationale Néné Nkulu, accompagnée de 4 Vice-présidents, 2 rapporteurs et 1 questeur, l’AFDC-A à travers la Conférence des Présidents, réaffirme son appartenance sans équivoque au FCC, sa plate-forme politique.

« Encore un haut fait d’armes de Bruno Tshibala. Les jeux de la Francophonie en 2021 à Kinshasa ». C’est la Une de Forum des As. Il s’agit là d’un exploit réalisé par votre Gouvernement qui le dédie comme cadeau aux Congolaises et Congolais « , se réjouit le Premier ministre qui a annoncé hier la bonne et heureuse nouvelle. Les IXèmes jeux de la Francophonie auront bel et bien lieu à Kinshasa en 2021.

De son côté La Prospérité note : « La 9ème édition des Jeux de la Francophonie 2021 confirmée : Bruno Tshibala s’inscrit dans la vision de Félix Tshisekedi ! » L’on note que Bruno Tshibala a lancé un appel solennel aux congolaises et congolais ainsi qu’aux opérateurs économiques, sportifs, culturels, artistiques et scientifiques, de s’approprier l’organisation des 9ème Jeux de la Francophonie afin que ce grand rendez-vous de la jeunesse et des peuples de l’espace francophone puisse permettre aux nombreux participants ainsi qu’aux touristes, de passer des moments d’attraction inoubliable à Kinshasa, capitale du plus grand pays francophone du monde et, d’autre part, à la grande famille des Membres de l’OIF, ici, représentée par les Ambassadeurs et Chefs des Missions Diplomatiques accrédités en RD-Congo, de s’associer au peuple congolais pour la réussite totale de ce grand événement afin que soient pérennisées les valeurs communes de la Francophonie.

Autres sujets, « Lutte contre la corruption : jusqu’où ira Tshisekedi ? », interroge Le Potentiel dans son édition écofin. Le tabloïd rappelle que le chef de l’État, Félix Tshisekedi, a décidé de juguler ce fléau qui occasionne près de 15 milliards USD de manque à gagner au trésor public. Son engagement a été apprécié à juste titre dans la mesure où la réussite de la lutte contre la corruption va fournir au pays les moyens indispensables à son développement. Et d’aucuns espèrent que Félix Tshisekedi va éviter les erreurs de Joseph Kabila qui, en son temps, avait nommé un conseiller spécial du chef de l’État en charge de la lutte contre la corruption, ci-devant Luzolo Bambi Lessa, mais n’avait pas assuré l’accompagnement nécessaire pour la réussite de la mission de ce dernier. Résultat : échec et mat ! L’opinion nationale ou internationale a applaudi de deux mains l’engagement du chef de l’Etat dans la lutte contre la corruption, fléau qui a gangréné tous les secteurs de la vie nationale. Jusqu’où ira-t-il ? On l’attend sur le terrain de la concrétisation de ses bonnes intentions. En marge de la première édition de la journée africaine de lutte contre la corruption, Félix Tshisekedi n’a pas éludé le problème, tout en situant l’origine : « Au lendemain de la Révolution de l’AFDL, la corruption a été nourrie par des stratégies prédatrices violentes sous forme notamment de confiscation des biens que l’on convoitait. Bien après le régime AFDL, la corruption s’est diversifiée dans ses formes au point même d’être normalisée et même banalisée. Tantôt, elle prend la forme d’accaparement et/ou le détournement des biens et deniers publics principalement pour servir à l’achat de voix lors des élections, tantôt elle se présente sous forme des pots-de -vin lors de rencontres avec des autorités de police, des magistrats, des inspecteurs des impôts ou même pour décrocher un marché public ou encore pour l’obtention d’un permis de construire ». Sans désarmer, il dit aller jusqu’au bout, c’est-à-dire démanteler les réseaux qui saignent terriblement le Trésor, tout en profitant allégrement des revenus tirés du secteur des ressources naturelles. Il est dans l’obligation de réussir là où son prédécesseur avait échoué.
Pitshou MULUMBA