REVUE DE PRESSE DU VENDREDI 19 JUILLET 2019

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« Lecture d’un analyste sur le feuilleton Bahati, les illusions qui préparent les désordres ». C’est la Une de Forum des As. Il s’agit d’une analyse qui se veut une sonnette d’alarme sur les désordres qui pourraient résulter de la démarche du Sénateur, « par qui, écrit l’analyste, la coalition FCC-CACH pourrait faire écrouler l’édifice laborieusement bâti après les élections de la première alternance politique en 60 ans d’indépendance ». Il s’agit manifestement, pour cette analyste, d’une illusion stratégique difficile à réaliser à l’heure actuelle, et cela pour trois raisons. Première raison : le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba n’a pas de gouvernement. Le Chef de l’Etat sait qu’il n’est pas en mesure d’ordonner sa démission sans violer la Constitution car cet acte est lié à la présence d’une équipe gouvernementale. Deuxième raison : à ce moment précis, le FCC garde sa majorité même si Modeste Bahati venait, par miracle, à retirer ses 40 députés nationaux. Troisième raison : l’Autorité morale du FCC, en la personne de Joseph Kabila, sera amenée à consulter les sociétaires pour la désignation d’un autre Premier ministre. Elle est en droit de renouveler sa confiance en Sylvestre Ilunga Ilunkamba à qui, du reste, le Président Félix Tshisekedi ne peut rien reprocher au stade actuel.

« Débauchage au sein de l’AFDC-A : Bahati contrattaque devant la Cour de cassation », rapporte Le Potentiel. Le tabloïd note que l’autorité morale de l’AFDC-A, Modeste Bahati Lukwebo, ne va rien lâcher. Face au FCC qui tente de dépecer son regroupement politique par voie d’« usurpation de pouvoir, abus de pouvoir, débauchage, faux en écriture, menaces, insultes, trouble de quiétude et imputations dommageables», Modeste Bahati a décidé de se tourner vers la justice. C’est devant la Cour de cassation que l’autorité morale de l’AFDC-A a initié une action en justice contre des personnalités ciblées du FCC, dont Mme Ilunga Nkulu Nene, Tshimanga Buana Jean-Pierre, Mbikayi Mabuluki Steve, Mwilanya Wilondja Néhémie, Djanga Katakala Patrick et bien d’autres.

Pour L’Avenir, « Plainte de Bahati contre Néné Nkulu, Mbikayi, Tshimanga, Mwilanya et consort, Une démarche vouée à l’échec ». Selon ce journal, des raisons existent qui  démontrent que cette initiative du sénateur Modeste Bahati  Lukwebo est vouée à l’échec. Le tabloïd note que suivant la loi portant organisation et fonctionnement des partis politiques en RDC, Bahati devait d’abord chercher à résoudre cette question à l’interne et à l’amiable, avant de saisir la justice. Ainsi, la Cour de cassation n’aura d’autre choix que de rejeter cette plainte à l’endroit des membres de l’AFDC et d’obliger ainsi les parties de se mettre d’abord autour d’une table, pour régler leurs différends.

« Sénat : le ticket Tambwe-Boshab soupçonné de « déboulonner » Félix Tshisekedi », écrit Le Potentiel. Tout le monde convient que l’autorité morale du FCC a proposé des caciques au perchoir du Sénat. L’un a été celui qui a le plus œuvré pour l’instrumentalisation de la justice ces dernières années au profit d’un régime finissant alors que l’autre a faussement prédit l’inanition de la République démocratique du Congo si jamais la constitution n’était pas révisée pour donner sur, un plateau d’or, un mandat illimité au Raïs. Pour le professeur Mbata, le ticket Thambwe-Boshab n’a pas d’autre mission que de chercher des voies et moyens pour « déboulonner » le président Félix Tshisekedi.

Entre-temps, « 17 organisations du Sud – Kivu appellent le président Tshisekedi à imposer son véto contre la candidature de Thambwe Mwamba au Sénat », écrit radiookapi.net. Tout en mettant en garde » le front commun pour le Congo (FCC), la dynamique des forces politiques et sociales au Sud-Kivu recommande à cette plate forme politique de Joseph Kabila « d’éviter les frustrations en son sein et de proposer comme candidat au sénat, une autre personnalité plus crédible » qu’Alexis Thambwe Mwamba.

Dans un autre registre, Le Potentiel révèle : « En attendant le compromis FCC –CACH Un gouvernement de secrétaires généraux ». L’on note qu’entre le FCC et le CACH, il n’y a pas de signes évidents d’un compromis imminent autour de la formation du gouvernement. La longue attente se poursuit, obligeant le pays à fonctionner à tâtons. À la présidence de la République, des experts travaillent déjà sur une solution palliative. Il s’agit de la mise en place d’un gouvernement intérimaire, composé uniquement des secrétaires généraux. Toutefois, il reste une inconnue : convaincre le FCC à adhérer à ce schéma.

À ce sujet, La Prospérité est affirmative : « Agir en attendant… Gouvernement : Sylvestre Ilunga prêt à travailler avec les Secrétaires Généraux ». Des analystes passionnés, instruits par la persistance de la crise politique actuelle, conseillent au Président de la République de mettre en place un Gouvernement provisoire composé des secrétaires généraux de l’administration publique, sous la conduite du nouveau Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Etre patient, ce n’est pas attendre, c’est agir en attendant, dit-on.

« 45ème assemblée plénière du forum parlementaire de la SADC : Jean-Marc Kabund porte la voix de la RDC », rapporte Le Potentiel. L’on note que le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund-a- Kabund, et quelques députés nationaux, participent à la 45ème assemblée plénière du forum parlementaire de la SADC, à Maputo (Mozambique). Ces assises prévues du 21 au 26 juillet vont s’appesantir sur le changement climatique avec notamment le rôle attendu des parlementaires pour la mise en œuvre de la déclaration de Paris.

Ebola «urgence» sanitaire mondiale en RDC, la société civile attend du concret, rapporte rfi.fr. Pour le président de la société civile de Beni, Kizito Bin Hangi, la « réaction de l’OMS vient en retard, vient une année après. Si l’OMS avait pris cette décision avant, Ebola serait peut-être éradiquée ». Il souhaite à présent que les autres pays, en particulier les « États voisins » de la RDC se mobilisent pour « venir en appui à l’Etat congolais afin d’éradiquer définitivement cette maladie ». Mais aussi que ces mêmes États interviennent pour lutter contre l’insécurité, qu’il juge partiellement responsable de la résistance de l’épidémie.
Pitshou MULUMBA