RDC : l’insécurité à l’Est piétine le programme de Félix Tshisekedi

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L’Est de la République démocratique du Congo est toujours en proie à l’insécurité grandissante, malgré les efforts qu’engage le chef de l’État pour la stabilisation de cette zone. C’est presque chaque semaine qu’on assiste à la naissance des groupes armés, lesquels massacrent les paisibles populations en causant la terreur. Cela piétine alors le programme du président de la République surtout sur plan sécuritaire.

Quand bien même les éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) seraient en intelligence avec la Force de la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) en vue de pacifier cette partie du pays, les différentes organisations de la Société civile s’inquiètent du nombre des morts. Alors que le chef de l’État Félix Tshisekedi compte éradiquer tous les groupes armés qui y sont installés, en leur tendant la main pour la négociation. Mais, jusqu’à maintenant le flou persiste. L’on s’interroge ainsi sur le financement de ces groupes armés, surtout quand on sait que la RDC a déjà consolidé sa relation diplomatique avec les pays voisins.

Cette insécurité qui a gagné l’Est du pays gêne non seulement le gouvernement congolais, mais également la Communauté internationale qui, par ailleurs, s’est engagé à aider la RDC à l’éradication des groupes armés qui sont installés dans cette partie du pays.

Le samedi 20 et dimanche 21 juillet 2019, six civils ont été tués dans deux attaques différentes des groupes armés dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Selon plusieurs sources, la première attaque est intervenue à 20h 15 à Eringeti, à plus ou moins 50 Km de la ville de Beni. Des hommes armés jusque-là, non identifiés, ont fait incursion dans cette localité avant de tuer le chef de la localité et deux de ses voisins. Le porte-parole des opérations ‘Sokola 1’ qui ne parle pas d’une attaque des ADF, annonce que l’armée a initié des recherches pour identifier les assaillants.

Le dimanche 22 juillet, les ADF ont fait incursion a Mangboko, une localité du secteur de Beni-Mbau, située à plus ou moins 18 Km au Nord-Est de la ville de Beni. La société civile parle de trois civils tués dont le proviseur de l’Institut Babwisi d’Oicha. Trois autres personnes sont portées disparues et une autre grièvement blessée. Une situation qui fâche.
H.N