Lualaba : la Compagnie minière de Musonoï accusée de polluer l’environnement

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Des opérations de minage qu’effectue la Compagnie minière de Musonoie (COMMUS), une société minière œuvrant à Kolwezi dans la province de Lualaba, sont constitutives de violation du droit à la vie humaine. C’est ce que dénonce l’Initiative bonne gouvernance et droits humains (IBGDH) dans un communiqué de presse parvenu à Zoom Eco.

O.K

Parmi les violations « flagrantes » des droits des habitants de Kolwezi dont la société incriminée serait l’auteur, IBGDH évoque entre autres les secousses des maisons ; les ondes de chocs ; l’inhalation des poussières et de gaz nocifs dû aux explosifs ainsi que la présence de dépotoirs en pleine cité.

« IBGH dénonce que ce vendredi 26 juillet 2019 après 1 heures, la Compagnie Commus a encore effectué des minages dont les effets sur la cité Gécamines Kolwezi constituent une vraie insécurité pour le bien-être de la population. Et, sur terrain, il a été constaté des fissurations avec risque d’écroulement des murs de maison d’habitation. Les gens s’interrogent sur leur santé, et quelques responsables des familles font remarquer qu’il y a de temps en temps, plusieurs cas des troubles cardiaques, des tensions et de maladies respiratoires chez les personnes de troisième âge ainsi que chez les enfants », précise ledit communiqué.

D’après la même source, toutes les plaintes des populations victimes de violations de leurs droits ont été soumises aux différents services de l’Etat censés s’occuper de cette question sont restées sans réponses.

Comme si cela ne suffisait pas, IBGDH qui semble faire le plaidoyer pour le rétablissement de la situation, formule des nouvelles recommandations notamment au gouverneur de province, à la Division urbaine des Mines, celle des Affaires sociales, au maire de la ville, aux organisations de la Société civiles ainsi qu’aux populations victimes.

Aux autorités étatiques, l’ONG a rappelé leurs obligations à protéger et à respecter les droits de leurs administrés. Elle attire ainsi l’attention de l’opinion locale, nationale et internationale sur la violation du droit à la vie des habitants de la cité Gécamines Kolwezi par l’entreprise incriminée.

Depuis des décennies, les populations du grand Katanga ont toujours déploré la pollution de l’environnement par les exploitants miniers. En 2016, par exemple, la rivière Katapula a été victime de pollution à un niveau tel que les poissons ont disparu depuis des lustres, tués par les acides et les rejets des mines. Pourtant, cet affluent du fleuve Congo est l’un des principaux cours d’eau qui arrosent Lubumbashi, la deuxième ville de la RDC.