RDC : polémique autour de la répartition des postes ministériels

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En République démocratique du Congo, le débat ne fait que monter suite à la publication lundi, de la configuration du gouvernement de la coalition qui sera composé de 65 postes ministériels. Certaines organisations du pays estiment que ce format causera plus de problèmes, lesquels empêcheraient le développement de la RDC.

Plusieurs organisations du pays sont montées au créneau pour fustiger la composition du nouveau gouvernement qu’elles qualifient d’ « éléphantesque ». Le coordonnateur de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ), Georges Kapiamba, s’est dit préoccupé par le nombre des postes prévus au prochain gouvernement dont l’accord a été trouvé entre le Front commun pour le Congo (FCC) et Cap pour le Changement (CACH). Pour lui, cette répartition absorberait la moitié du budget et empêchera la concrétisation des actions sociales.

« Je suis préoccupé par ce nombre des postes au gouvernement et lorsqu’on ajoute l’administration et les autres à elle seule, va prendre toute la moitié du budget. Ce qui est absolument grave car, il n’y aura pas de la place pour des actions à caractère social », s’inquiète-t-il. Dans cette optique, il appelle la nouvelle équipe à travailler pour l’augmentation du budget national créant ainsi des moyens qui vont contribuer à la promotion des droits sociaux en faveur des Congolais.

Sur la même lancée, l’ONG de la défense des droits de l’homme, la Voix des sans voix (VSV), a, à travers un communiqué, dénoncé la non prise en compte, par les dirigeants, des intérêts des Congolais croupissant dans une misère extrême.

« La prochaine formation d’un gouvernement composé de 65 ministres et vice-ministres dont 42 postes pour le FCC et 23 pour le CACH prouve à suffisance la non prise en compte, par les dirigeants congolais, des intérêts et aspirations profondes de la population congolaise croupissant dans une misère extrême alors que ladite coalition prône le bien-être de la population », note le communiqué.

D’où, cette organisation dit aussi craindre de voir le pays plonger à nouveau dans une situation où les intérêts des dirigeants politiques sont privilégiés au préjudice du peuple Compte tenu de ladite répartition, il s’agit de l’équilibre des forces entre FCC et CACH, du fait que les Affaires étrangères et l’Intérieur tombent dans l’escarcelle de la coalition Cach de Félix Tshisekedi, mais le chef de l’État n’a obtenu ni la Défense ni la Justice qui restent aux mains du FCC de Joseph Kabila.

Dans la nuit de lundi à mardi, les principaux négociateurs de la coalition au pouvoir FCC-CACH avaient dévoilé au cours d’une conférence de presse les grandes lignes de leur accord, confirmant pour l’essentiel des informations déjà connues : sur les 65 postes ministériels (48 ministres et 17 vice-ministres), 42 ont été attribués au Front commun pour le Congo (FCC), la coalition du président Kabila, et 23 au CACH, celle du président Tshisekedi, rappelle-t-on. Au demeurant, la totalité du pouvoir revient au FCC qui conserve bon nombre des postes ministériels. H. Ntumba