Dépravation des mœurs : où est passée la Commission de censure ?

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Avant et même dès la prise de ses fonctions de président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a toujours déploré les antivaleurs qui minent les institutions du pays et constituent le premier obstacle à tout effort de développement. A cet effet, il a pris l’engagement de les combattre avec la dernière énergie. Une détermination qui doit réjouir plus d’un observateur, étant donné l’ampleur que prend de plus en plus la dépravation des mœurs en RDC.

Veron Kongo

Depuis des décennies, la République démocratique du Congo est en proie à des situations qui ne l’honorent pas. Il s’agit, entre autres, de l’immoralité qui caractérise la population de tous les âges. Et tel qu’elle (immoralité) évolue au jour d’aujourd’hui, il y a péril en la demeure concernant le changement de mentalités auquel on s’attend.

Bien que disposant des structures pouvant relever l’état d’esprit de la population, les différents gouvernements ont pratiquement démissionné devant leurs responsabilités.

Revaloriser la Commission de censure

Dans le cadre du changement des mentalités, les décideurs de la République démocratique du Congo ont souvent imaginé des concepts pouvant leur venir en appui. Le dernier en date est celui intitulé «Initiation à la Nouvelle Citoyenneté ». Attaché pour son animation aux ministères respectifs de la Communication et des Médias, de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel pour atterrir à celui (ministère) de la Jeunesse, ce concept n’a pas atteint ses objectifs. Entretemps, la situation d’immoralité ne fait qu’empirer.

Une autre structure qui n’existe qu’aujourd’hui que de nom est la Commission de censure attachée au ministère de la Justice et Garde des Sceaux. Pilotée par un haut magistrat qui a rang de procureur général, cette structure n’est que l’ombre d’elle-même. Et pourtant, les décisions que prend l’assemblée qui la compose ont force des lois. Par contre, les membres de cette Commission sont souvent victimes des menaces chaque fois qu’ils se prononcent contre les intérêts de certaines personnalités, voire de la haute sphère. Le fait d’évoluer avec les mains liées, et ne sachant à quel saint se vouer, ils (membres de la Commission) tournent les pouces.

Et pourtant qu’il s’agisse des œuvres théâtrales de toute nature, des albums des chansons, tout devait être tamisé par cette structure. Avec cette procédure viciée, il est quelque peu difficile de s’attendre au changement de mentalités en République démocratique du Congo.

La lutte contre l’impunité étant l’une des actions de grande envergure que tient à mener Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la revalorisation de la Commission de censure s’impose. Pour ce faire, des sanctions exemplaires devront être envisagées à l’endroit des personnalités qui entraveraient le fonctionnement de cette structure. A défaut, le changement de mentalités demeurera un vain mot.

En outre, en collaboration avec les personnes qui auront la charge de la Justice et Garde des Sceaux au sein du prochain gouvernement, le conseiller du chef de l’Etat en matière de la Culture devra peaufiner des stratégies pour que la commission de censure reprenne du poil de la bête. Et ce, en larguant par exemple des services spécialisés sur les trousses des tenanciers des salles de spectacles, des bars et terrasses et autres.

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