Navigation à vue

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Le 15 septembre, c’est l’ouverture de la session ordinaire  essentiellement consacrée au Budget 2020. A quelque 40 jours du début des travaux, la formation du gouvernement se fait toujours attendre par la seule volonté des politiques qui prennent ainsi le pays en otage. Et oui, c’est le lieu de paraphraser le philosophe français, Jean-Paul Sartre, «l’enfer, c’est les autres».

Cet aphorisme traduit ce que les politiques congolais qui goûtent aux délices du pouvoir, à quelque niveau que ce soit, pensent du petit peuple. L’absence du gouvernement, disons-le, en chuchotant, rend le peuple de plus en plus misérable et entrave la bonne marche du pays. Tous les secteurs de la vie nationale étant toujours occupés par des intérimaires qui, depuis des lustres, n’ont plus le cœur à l’ouvrage. Ne soyons pas dupes ! Nous nous connaissons en tant qu’anciens Zaïrois !

Tous ceux qui ont encore une parcelle de pouvoir prient pour que la situation actuelle perdure. Cela afin de continuer de bénéficier de prébendes en se remplissant les poches au grand dam de ce peuple pour qui, ô ironie du sort, ils prétendent parler. On dirait que le gouvernement tant attendu viendra avec des solutions miracles qui mettront fin aux multiples problèmes auxquels le pays et le peuple sont confrontés !

On fait croire qu’ils seront différents de tous leurs prédécesseurs. Ne rêvons pas, on prendra les mêmes et on recommencera, comme nous ne cessions de le faire remarquer. À moins que ces oiseaux rares aient les mains propres et viennent au gouvernement avec l’envie de servir réellement le peuple.

Or, à regarder de près ce qui est devenu les us et coutumes des politiques congolais, l’intérêt général est, dans la plupart des cas, loin de leurs appétits gloutons. Ils sont friands des intérêts égoïstes et obscurs visant à se servir et à servir les parapluies. Ceux-ci devant, coûte que coûte, être remerciés d’une manière ou d’une autre. C’est pour ne pas payer de son ingratitude.

Toutefois, ce n’est pas la fin du monde. Comme on dit, quel que soit le temps mis pour la formation du gouvernement, celui-ci finira par voir le jour. Et on jugera ainsi ses membres par leurs œuvres. En attendant, le navire RDC navigue à vue.

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