Transparence

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Affaire 15 millions USD disparus, on en parle encore. Mais seulement cette fois, les regards sont tournés vers ceux qui ont la décision, à quelque niveau de responsabilités que ce soit.

Que ne raconte-t-on pas autour de cette bagatelle somme disparue « miraculeusement » des tiroirs des banques commerciales ! Qui n’indexe-t-on pas dans cette affaire qui étonne plus d’un, surtout quand on sait qu’après 18 ans de gestion calamiteuse, la RDC a besoin de redécoller ! Voilà un cas qui interpelle les bonnes consciences.

Que des individus se permettent de placer les fonds publics – censés être logés dans le compte de l’Etat à la Banque centrale du Congo (BCC) – dans des banques commerciales, cela inquiète.

Dans un Etat normal, des têtes tomberaient déjà, ne serait-ce que pour des raisons d’enquête. Le temps que les suspects, à quel rang social qu’ils appartiennent, puissent se mettre à la disposition des juges.

A ce stade, les inspecteurs des finances peuvent à nouveau être autorisés à poursuivre leurs enquêtes en toute impartialité, pourvu que l’Etat retrouve les traces de ses 15 millions USD. Faire autrement, c’est entretenir la fraude, la mauvaise gouvernance, le clientélisme….

Au regard des chiffres et allégations contenus dans le rapport de l’Inspection générale des finances, tels que relayés par les médias, les instances judiciaires doivent se saisir du dossier, établir les responsabilités et sévir contre les coupables.

Tenez ! L’IGF renseigne que « la quasi-totalité de ces 15 millions, 14 775 000 dollars américains précisément, ont été retirés en plusieurs tranches entre le 27 mai et le 7 juin 2019. D’autres révélations ont été faites : d’abord quatre millions de dollars, puis cinq, 1,5 million, 500 000, trois millions et enfin 750 000. À chaque fois, il s’agissait des retraits en liquide dont la destination demeure inconnue, d’autant plus qu’à ce jour, « les pièces justificatives de l’utilisation de ces 15 millions de décote » n’ont pas été mises à la disposition des enquêteurs.

Le peuple attend que la lumière soit faite autour de cette scabreuse affaire qui tient en haleine la nation entière. Devoir de transparence oblige.