Visite à capitaliser

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pour sa première visite en Europe depuis son accession à la magistrature suprême de la République démocratique du Congo, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a choisi la Belgique. Il va participer à une réunion gouvernementale présidée par le Premier ministre belge avant d’être reçu par le roi Philippe au palais royal. Sans oublier les représentants des entreprises belges.

Le Potentiel

Les enjeux de cette visite du chef de l’État congolais sont de taille dans la mesure où ce dernier est appelé à réchauffer les relations entre la RDC et son ancienne puissance coloniale, refroidies sous le régime sortant. Et les Belges, qui sont toujours intéressés par les mines congolaises, cherchent aussi à s’accrocher pour ne pas ‘‘perdre’’ le Congo pour de bon.

La redynamisation de ces relations permettra « aux deux pays d’identifier les domaines où la Belgique pourrait soutenir les efforts de réformes et de changements annoncés par les autorités congolaises, au bénéfice de la population », soutiennent les autorités belges, citées par les médias locaux.

C’est pourquoi, le président Félix Tshisekedi a amené les membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) qui l’accompagnent à chercher des mécanismes pour que, désormais, un cadre de partenariat gagnant-gagnant soit créé. Objectif : ouvrir, par la Belgique, une porte pour les investissements européens. Cela dans tous les secteurs de la vie nationale. Puisque sans le secteur privé, le développement d’un pays n’est que utopique, il faut que des hommes d’affaires belges, dont les industriels, soient attirés pour venir investir en RDC. Et l’administrateur de la FEC, membre de la délégation congolaise, l’a fait valoir : « Les Belges connaissent mieux que personne notre pays ».

En outre, la reprise de la coopération militaire fera également partie des échanges avec les autorités belges. En effet, depuis que cette coopération a été interrompue par le régime précédent, la situation militaire dans l’Est du pays n’a jamais été à l’avantage de la RDC.