Sous-traitance dans le secteur privé : l’Autorité de régulation lance officiellement ses activités

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À travers le lancement des activités de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé, la RDC est déterminée à promouvoir les entreprises à capitaux congolais. Toutefois, elle reste et demeure  ouverte aux investissements étrangers.

Bienvenu Ipan

Le Vice-premier ministre, ministre du Plan, Mme Élysée Munembwe, a procédé, hier mercredi 30 octobre, au lancement officiel des activités de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP). «En créant par décret l’ARSP, et en lui confiant les missions telles que la promotion des PME, la protection de la main d’œuvre nationale, et l’émergence de la classe moyenne congolaise, le gouvernement ambitionne de faire du secteur privé un levier essentiel du développement économique de la RDC. Aussi, le gouvernement s’engage-t-il dans le cadre de son programme, à créer des conditions favorables à l’épanouissement de l’entreprenariat local, spécialement des femmes et des jeunes, gage de la résilience et de l’indépendance économique de la RDC», a déclaré Mme le vice-Premier ministre, ministre du Plan qui représentait le Premier ministre, chef du gouvernement, Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Revalorisation des investissements nationaux

De son côté, le ministre des Classes moyennes, PMEA, Justin Kalumba, a précisé que le lancement des activités de l’ARSP revêt une triple symbolique. Premièrement, le ministre parle de la «continuité de l’État congolais dont la vision de la transformation sociale et économique de la RDC à travers l’entrepreneuriat national est matérialisée par le président de la République», Félix Tshisekedi.

Deuxièmement, Justin Kalumba note la «gestion de l’économie congolaise basée sur la revalorisation des nationaux qui devraient constituer légitimement et fièrement le tout premier cercle des investisseurs de la RDC». Enfin, le lancement officiel des activités de l’ARSP représente, pour ce membre du gouvernement, «un tournant décisif dans la vie économique et entrepreneuriale de la RDC : très clairement, il est question d’une opportunité inédite et historique dans la perspective de la génération d’une classe moyenne congolaise».

Selon la teneur de la loi sur la sous-traitance telle que clarifiée par le ministre Kalumba, «la RDC est et demeure toujours ouverte aux investissements étrangers ; tous les investissements directs étrangers, à titre principal comme secondaire, sont totalement les bienvenus dans tous secteurs de notre économie nationale. Ils sont aussi les bienvenus dans le cadre de la sous-traitance, à la seule condition de s’associer aux capitaux congolais qui, eux, devraient rester majoritaires ; au final, la loi sur la sous-traitance est l’instrument qui, en réalité, va propulser dans l’ensemble l’entrepreneuriat, soit national ou étranger. «En fait, il ne s’agit que d’une réservation d’office d’une quotité de marché aux nationaux, suivant l’adage qui dit : La charité bien ordonnée commence par soi-même », a déclaré le ministre des Classes moyennes et PMEA. Pour ce faire, le ministre Justin Kalumba promet de «mener le bon combat car notre cause est juste, salutaire et transgénérationnelle : elle engage le futur de nos enfants et de nos petits-enfants ». Dans cet ordre d’idées, le ministre met en garde contre certains investisseurs étrangers qui pourraient tenter «d’acheter» ou de «manipuler» quelques-uns de Congolais dans le but d’amener ceux-ci à servir de prête-noms à leurs intérêts et ébranler ainsi tout le dispositif législatif mis en place dans le cadre de la sous-traitance.

Attentes de l’ARSP

Aux responsables de l’ARSP dont les membres du Conseil d’administration, le ministre de tutelle recommande de faire preuve de professionnalisme et de bonne gouvernance pour l’intérêt général. Aux entrepreneurs congolais, futurs bénéficiaires de la sous-traitance dans le secteur privé, il recommande d’être «Désormais acteurs majeurs de notre économie : vous êtes dès lors, une courroie de transmission et de redistribution de la richesse nationale. S’il vous plaît, ne retenez donc pas cette richesse, laissez-là ruisseler partout dans nos villages, nos collectivités, nos territoires, nos districts et nos provinces. Devenez des apôtres de la transformation sociale et économique de notre pays (…) ».

De son côté, le directeur général de l’ARSP, Ahmed Kalej N’kand, a indiqué que sa structure attend beaucoup des autorités de la RDC, à savoir leur accompagnement dans la mise en œuvre de la loi sur la sous-traitance afin d’atteindre les objectifs escomptés; l’appui financier de l’État pour faciliter la création et le déploiement des services de l’ARSP sur l’ensemble du territoire national ; le soutien des autorités politico-administratives pour honorer leur engagement à créer la classe moyenne en RDC.

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