L’assemblée provinciale de Kinshasa convoquée pour statuer sur l’insécurité

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

D’ores et déjà, le bureau de l’Assemblée provinciale de Kinshasa a enregistré une question orale avec débat adressée au ministre provincial en charge de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation.

Florent N’lunda N’silu

L’assemblée provinciale de Kinshasa sera convoquée pour examiner et se prononcer sur le problème de l’insécurité générale qui prévaut dans la ville de Kinshasa. Ainsi en a décidé la conférence des commissions permanentes de l’organe délibérant réunie jeudi 31 octobre dernier, à la suite du meurtre de l’administrateur gestionnaire du centre de santé de référence Vijana situé dans la commune de Lingwala, à Kinshasa. Œuvre du garde du corps du ministre provincial en charge de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Dolly Makambo.

Conformément aux us parlementaires, la conférence des commissions permanentes a chargé le bureau de l’organe délibérant de convoquer la plénière pour examiner le problème d’insécurité.

Une conférence de présidents des commissions permanentes de l’assemblée provinciale de Kinshasa a été convoquée en vue de prendre les premières mesures et programmer en urgence une plénière, pour statuer sur l’insécurité générale qui règne à Kinshasa, D’ores et déjà le bureau a enregistré une question orale avec débat déposée le jeudi 31 octobre et qui s’adresse au ministre provincial de l’Intérieur, Dolly Makambo, indique le communiqué de l’assemblée provinciale de Kinshasa signé par son président intérimaire, Francis Tshibala-bala, rapporte Actualilté.cd.

L’assemblée provinciale de Kinshasa rassure également la population quant à son implication dans cette affaire, signale le communiqué. Et de poursuivre : « L’assemblée provinciale de Kinshasa condamne avec fermeté ces actes ignobles qui endeuillent la ville et appelle la population au calme, tout en la rassurant qu’elle ne ménagera aucun effort pour que toutes les responsabilités soient établies et que leurs auteurs soient sévèrement punis ».

En moins d’une semaine, a-ton constaté à Kinshasa, les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) ont tué par balle deux civils. D’abord, un conducteur de moto-taxi, communément appelé « wewa » dans la capitale, le lundi 28 octobre 2019 et ensuite, l’administrateur gestionnaire du centre de santé de référence Vijana, 72 heures plus tard, soit le mercredi 30 octobre. Tout s’est accéléré dans l’affaire du meurtre de l’administrateur gestionnaire du centre hospitalier Vijana. Car le ministre provincial Dolly Makambo et son chauffeur, Serge Kamanda, ont été déférés, en procédure de flagrance, devant la justice.

En effet, la Haute cour militaire (HCM) de la République démocratique du Congo, siégeant en premier et dernier ressort, dans cette affaire, a rendu son premier arrêt définitif sur incident à l’audience du vendredi 1er novembre. Le préalable lié à l’irrégularité de la procédure a été déclaré irrecevable, rapporte Actualité.cd.

Les conseils des prévenus, en l’occurrence le ministre provincial Dolly Makambo et son chauffeur Serge Kamanda, ont soulevé, en cours d’instance d’instruction, un préalable. Ils ont donc demandé à la Cour d’annuler toute la procédure parce qu’étant irrégulière.

L’article 7 du Décret du 6 août 1959 portant code de procédure pénale dispose que l’infraction flagrante est celle qui se commet actuellement ou qui vient de se commettre. Et l’article 1er de l’ordonnance-loi n° 78-001 du 24 février 1978 relative à la répression des infractions flagrantes dispose que toute personne arrêtée à la suite d’une infraction intentionnelle flagrante ou réputée telle, sera aussitôt déférée au parquet et traduite sur-le-champ à l’audience du tribunal. S’il n’est point tenu d’audience, le tribunal siégera spécialement le jour même ou au plus tard le lendemain, indique-t-on.