Assemblée nationale: difficile consensus au sein de l’Opposition

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L’Opposition à l’Assemblée nationale est loin de s’accorder sur le partage des responsabilités au sein des commissions permanentes. De même, il n’y a toujours pas de consensus autour de la désignation de celui qui occupera le poste de rapporteur adjoint (poste réservé à l’Opposition). Les deux questions seront finalement tranchées par la plénière souveraine. Ainsi en a décidé la conférence des présidents.

Pitshou Mulumba

L’évaluation du processus de mise en place des bureaux des commissions permanentes, le calendrier de l’élection du rapporteur adjoint de l’Assemblée nationale et les propositions sur la mise en place des commissions d’enquête parlementaires ont été au menu, mardi 5 novembre au Palais du peuple, de la conférence des présidents des groupes parlementaires sous la houlette de Mme Jeanine Mabunda, présidente de l’Assemblée nationale.

Et si l’on note une évolution positive en évaluant le processus de mise en place des commissions permanentes au sein de la Majorité parlementaire (FCC-CACH), la question divise encore au sein de l’Opposition.

Cette composante avait pourtant réussi à obtenir à l’issue des négociations avec la majorité au pouvoir, la direction de trois de dix commissions permanentes de la Chambre basse du Parlement. À ce désaccord s’ajoute celui autour de la désignation de celui qui représentera l’Opposition au poste de rapporteur adjoint du bureau de l’Assemblée nationale. Le MLC de Jean-Pierre Bemba a exprimé le vœu d’occuper ce poste pour, dit-il, compenser le fait que le camp Moïse Katumbi, occupe déjà le même poste au bureau du Sénat. Un avis rejeté par le groupe parlementaire MS-G7, un de deux groupes proches de Moïse Katumbi, qui estime que ce poste lui revient de droit, en raison de son poids numérique à l’Assemblée nationale.

Des enquêtes parlementaires en pipeline

Pour trancher, la conférence des présidents a levé l’option de porter toutes les questions à la plénière. Et le vote pourra ainsi départager les uns et les autres. D’ores et déjà, le rapporteur de l’Assemblée nationale, Célestin Musao, a annoncé la proposition à la prochaine plénière du calendrier de l’élection du rapporteur adjoint.

Une autre question qui sera portée à la sanction de la plénière, c’est celle de la situation du groupe parlementaire AFDC-A. Qui de deux ailes (Modeste Bahati et Nene Nkulu) devra mener la barque au sein de l’hémicycle ? C’est à la plénière de trancher. Les responsables des groupes parlementaires ont levé l’option de confier la question à la commission PAJ.

Par ailleurs, la conférence des présidents s’est également appesantie sur l’urgence du dépôt du projet de loi de finances pour l’exercice 2020, du rapport de la Céni avant de tabler sur les propositions des commissions d’enquête parlementaire.

Et concernant ces propositions des commissions d’enquête, elles portent sur plusieurs questions d’actualité. L’on note, entre autres, la question des atrocités en Ituri, les dernières violences au Sankuru, la pollution qui se vit actuellement dans le Grand Katanga à la suite des activités minières, l’affaire de la construction du siège de l’assemblée provinciale dans le Haut-Lomami et la gestion des fonds liés aux activités pétrolières en RDC. À ces initiatives de contrôle, s’ajoutent des questions orales avec débat et des questions écrites adressées aux différents responsables des services publics, a fait savoir le rapporteur de l’Assemblée nationale.

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