GOMA : LE GOUVERNEMENT PROVINCIAL SCELLE LES NOUVELLES CONSTRUTIONS SUR LE MONT-GOMA

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24 heures après que le gouverneur de la province du Nord-Kivu ait menacé de sceller tous les enclos de parcelles construites illégalement au niveau de la montagne de Goma, le ministre provincial en charge des Affaires foncières, Urbanisme, Habitat et Aménagement du territoire est passé en action ce mercredi 6 novembre 2019 qui a effectué une descente sur terrain pour concrétiser ce vœu du numéro 1 de l’exécutif provincial.

Melis BOASI, Correspondant à Goma

Accompagné d’une forte délégation, Rodriguez Muhindo Mbululi, ministre ayant en charge les Affaires foncières au Nord-Kivu a, sur instruction du gouverneur Carly Nzanzu Kasivita, procédé au scellement des enclos des parcelles construites sur le Mont-Goma, un patrimoine touristique. Ces parcelles font l’objet d’une spoliation des terres dans la ville de Goma.

« Toutes ces constructions qui pullulent sur le Mont-Goma sont anarchiques. Les gens y construisent des maisons et creusent des sables pour les vendre, oubliant que l’État existe. Sur instruction ferme du gouverneur de province, nous venons remette de l’ordre en ce lieu considéré comme un des bijoux de la ville », a indiqué Rodriguez Muhindo Mbululi, ministre provincial des Affaires foncières.

Quid sur la délivrance des titres fonciers?

Muhindo Mbululi ajoute par ailleurs que, le paradoxe s’observe sur les titres fonciers que posséderaient certains acheteurs ou vendeurs de ces terrains. « Nous apprenons qu’il y a ceux-là qui détiendraient même des titres fonciers dûment reçus de la part des services de cadastre de la ville. Par la même occasion, nous invitons à notre bureau ceux qui estimeraient qu’ils ont ces titres de venir nous les présenter et nous prouver l’authenticité de ces documents. Cela va permettre à l’État de faire son travail en terme des sanctions réservées aux uns et aux autres », a précisé le ministre des affaires foncières.

Rodriguez Muhindo Mbululi fait savoir que toutes ces familles ont été averties bien avant pour quitter cet espace vert de l’État. « J’étais ici la première fois pour avertir toutes ces familles de se préparer à un scellement de leurs parcelles et à un probable déguerpissement et ils avaient pris les choses à la légère. La loi est dure mais c’est la loi et nous avons été obligé de réagir », a-t-il tranché.

« Mieux vaut prévenir que guérir »

Il sied de noter que la mesure prise par les autorités provinciales vaut son pesant d’or dans la mesure où elle va dans le sens de prévenir les catastrophes naturelles qui s’improvisent à Goma et ses environs. A ne pas oublier que la ville de Goma est sismique et le tremblement de terre peut surgir à tout moment. Faire partir ces familles de ce lieu est, non seulement une décision salutaire, mais éviterait aussi les dégâts regrettables.

« S’il arrivait que le tremblement des terres intervienne aujourd’hui à Goma, nous compterions des morts parmi ces familles qui sont venues construire sur la montagne de Goma. La politique c’est aussi anticiper des actions et nous venons de les épargner du danger », a argué Rodriguez Muhindo.

Le maire de la ville de Goma, les bourgmestres de la commune de Karisimbi et celle de Goma où se situe ce site touristique, les membres du comité provincial et urbain de démolition, le conservateur des titres immobiliers, le chef de division de cadastre ainsi que le commandant de la Police nationale congolaise à Goma étaient également dans la suite de la délégation du ministre provincial.

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