Félix Tshisekedi soutient l’adoption d’un moratoire sur les arrestations des journalistes

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En attendant le vote de la loi sur la dépénalisation du délit de presse, le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi a promis de soutenir l’adoption d’un moratoire sur les arrestations et emprisonnements des journalistes.

Joyce Kalala

Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi promet son soutien, en concertation avec le ministre de la Justice et le Procureur général de la République, à l’adoption d’un moratoire sur les arrestations et emprisonnements des journalistes. Ce, en attendant l’adoption par le Parlement de la loi sur la dépénalisation des délits de presse.

Le chef de l’Etat a donné ces assurances à une délégation de Reporters sans frontières  (RSF) et de Journaliste en danger (JED), qu’il a reçue, le mercredi 13 novembre dernier, à Paris en France. C’était en marge de son séjour sur le sol français  en marge de sa participation au forum de Paris sur la paix.

A en croire un communiqué de presse de Journaliste en danger dont une copie est parvenu à notre Rédaction, le président de la République a également exprimé sa consternation après le récent assassinat d’un journaliste dans la province de l’Ituri.

Par ailleurs, renseigne la même source, cette rencontre entre le président Tshisekedi et ces ONG de défense des droits des journalistes était une occasion dedresser l’état des lieux de la situation de la liberté de presse, depuis son accession au pouvoir d le 24 janvier dernier.

Laquelle situation est marquée par une détente précaire dans les attaques contre les médias et les journalistes.

Néanmoins, indique ce document, JED et RSF qui ont salué les déclarations du nouveau pouvoir de Kinshasa en faveur de la promotion de la liberté de  la presse ont en outre demandé au président de la République de prendre des mesures concrètes pour renforcer l’accalmie constatée.

Dans cet élan, le président de la République qui a été réceptif à la mise en place d’un mécanisme national de protection des journalistes, a dit attendre de ces organisations des propositions concrètes pour la mise en place du mécanisme tout en garantissant de sa volonté de soutenir toutes les initiatives en faveur de la presse.

Il sied de rappeler que dans le récent rapport de JED sur « la sécurité des journalistes et le problème de l’impunité pour des crimes commis contre des journalistes » de juin 2019, il est enregistré que depuis la publication, le 2 novembre 2018, de son Rapport annuel sur l’état de la liberté de la presse et d’expression en RDC, cette ONG a recensé une quarantaine de cas d’attaques ou d’atteintes à la liberté de la presse, dont près de la moitié des cas enregistrés après la prise de pouvoir par le nouveau président.

Ce, en dépit de l’engagement du nouveau pouvoir à « promouvoir la presse pour en faire véritablement un quatrième pouvoir », « aucune mesure concrète sur le plan juridique ou sécuritaire n’a été prise par celui-ci pour renforcer la liberté de la presse et la protection des journalistes.