Le festival de films Alimenterre annoncé à Kinshasa puis en provinces

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En plus de films qui seront projetés, ce festival prévoit, à l’étape de Kinshasa (du 16 au 20 novembre), des conférences-débat, et l’ouverture d’un marché alimentaire à la Gare centrale, à Gombe.

Bienvenu Ipan

La RDC organise, du 16 au 20 novembre à Kinshasa, puis du 2 au 9 décembre 2019, en provinces (Kwilu, Tshopo, Mai Ndombe, Kongo Central et Kasaï Oriental), la 3ème édition du festival de films Alimenterre. Il s’agit-là d’un événement incontournable pour toutes celles et tous ceux qui s’intéressent aux fondamentaux de l’alimentation et de l’agriculture.

Les organisateurs ont annoncé les couleurs de l’ édition 2019, hier mardi 12 novembre, au cours d’un point de presse co-animé à la Délégation générale Wallonie-Bruxelles, à Gombe.

Espace de débats où tous les points de vue sont mis en interaction et respectés pour promouvoir un modèle agricole durable, rémunérateur et équitable, ce festival propose des alternatives et des pistes d’actions vers un système agroalimentaire plus juste et plus durable.

Le festival Alimenterre (FAT), dans son organisation, se relaie d’un pays à l’autre, d’une ville à une autre.  En RDC, il est co-organisé par SOS Faim, une ONG belge de développement active depuis plus de 50 ans dans la lutte contre la pauvreté et la faim en milieu rural ; la Délégation générale Wallonie-Bruxelles à Kinshasa ; l’espace Texaf Bilembo ; la Confédération nationale agricole du Congo (Conapac) ; le Cenadep ; l’Enabel ; l’Alliance AgriCongo ; Trias et BD.

La représentante de SOS Faim, Mme Mireille Bushikiwabo, a indiqué la particularité de cette troisième édition qui vise à conquérir, du 2 au 9 décembre, les provinces de Kwilu, Tshopo, Mai Ndombe, Kongo Central, Kasaï Oriental. Les objectifs du festival Alimenterre sont ceux de développer une citoyenneté internationale autour du soutien à l’agriculture familiale durable en mettant en débat les initiatives prises par des acteurs en vue de contribuer à la réduction de la pauvreté en milieu rural/périurbain et à la sécurité alimentaire en RDC ; informer et sensibiliser la population et les décideurs sur la nécessité de soutenir un modèle agricole plus équitable et plus respectueux de l’environnement et des écosystèmes tout en misant sur les exploitations familiales pour non seulement relever le défi alimentaire mais aussi et surtout lutter efficacement contre la pauvreté en RDC.

Promotion de l’agriculture familiale

Le représentant de la Conapac, Malembe S., a précisé que le festival tient aussi à sensibiliser la population au bien-fondé de l’agriculture familiale pour une consommation locale. Ce, conformément aux objectifs stratégiques de cette association sans but lucratif qui promeut les intérêts de petits producteurs familiaux en s’orientant vers la professionnalisation et le développement des filières agricoles vertes qui tiennent compte de la protection de l’environnement et du renforcement économique de ses membres selon les spécificités de leurs provinces respectives.

La Conapac a comme mission de représenter et défendre tant au niveau national qu’international les intérêts des producteurs agricoles congolais pour leur permettre de participer activement à la vie de la société et de s’y épanouir.

Au cours de cette édition 2019, le festival Alimenterre prévoit une sélection de 9 films dont deux courts métrages et un film pédagogique ; 45 séances de projections et débats.  

En partant à la rencontre d’agricultrices et agriculteurs aux quatre coins de la RDC, les différents films rapprochent les festivaliers un peu plus de leur quotidien et ouvre leurs yeux sur les enjeux agricoles alimentaires actuels. C’est le cas, notamment, de films L’empire de l’or rouge (70’) des réalisateurs Jean-Baptiste Malet et Xavier Deleu (Chine-Ghana-États-Unis-Italie-Canada) ; Les dépossédés (70’) du réalisateur Mathieu Roy (Canada/Swiss, octobre 2017) ; Les moissons du futur (90’) avec la réalisatrice belge Marie-Monique Robin.