Malaise FCC-CACH : ACAJ suggère au chef de l’Etat de convoquer des élections législatives anticipées

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La tension n’a pas encore baissé au sein de la coalition FCC-CACH, où cadres et militants s’affrontent par communiqués et médias interposés. Face à cette escalade verbale, des réactions fusent de partout. Il y a notamment celle de l’Association congolaise pour l’accès à la justice qui propose la rupture de la coalition.

Pitshou Mulumba

« Comme la coalition FCC-CACH ne fonctionne plus pour le bien du peuple congolais, l’ACAJ recommande vivement au président Félix Tshisekedi d’envisager la convocation des élections législatives nationales anticipées », a tweeté Georges Kapiamba, coordonnateur de cette structure.

Une position que rejette un acteur du FCC, Patrick Nkanga. Ce dernier via son compte tweetter estime que des élections anticipées ne sont prévues que dans les cas compris dans les articles 75 et 76 de la Constitution. « Hormis ces cas, il n’existe aucune autre possibilité constitutionnelle pour invoquer les élections anticipées », a-t-il souligné.

Par ailleurs, l’ACAJ met en garde les leaders politiques qui prêchent les violences. Tout est parti de l’incendie la semaine dernière d’une effigie de Félix Tshisekedi à Kolwezi dans le Lualaba. Acte qualifié de sabotage par Jean-Marc Kabund, président intérimaire de l’UDPS, qui avait annoncé la suspension des discussions avec les alliés du FCC.

J. Shabani : « Amplifier l’éducation civique dans les partis »

Pour le président de la Commission électorale permanente de l’Union pour la démocratie et le progrès social (CEP-UDPS), Jacquemain Shabani, il faut amplifier l’éducation civique dans les différents états-majors afin de semer la tolérance.

Il estime ainsi que la coalition est une expérience complexe qui révèle la fragilité du contexte politique. Me Shabani a, par ailleurs, fustigé l’affichage des effigies annonçant le retour de l’ancien président Kabila.

Pour lui, cet acte sonne la provocation au regard du passé non idyllique qui a prévalu entre le camp Tshisekedi et celui de Kabila.

« Pendant plusieurs années, l’UDPS et le PPRD s’étaient regardés en chiens de faïence. Mettre les effigies de Kabila, annoncer son retour sont des actes provocateurs qui n’intègrent pas le passé récent de notre pays », a-t-il réagi.

Une autre réaction, c’est celle de Peter Kazadi, cadre de l’UDPS. « Joignant ma voix à celle de Jean-Marc Kabund, j’en appelle à nos partenaires du FCC de faire preuve de plus de modestie et d’arrêter de s’ériger en obstacle au changement tant souhaité par notre pays et son peuple. Le changement c’est maintenant ! », a-t-il tweetté.