Les acteurs du secteur privé réfléchissent sur l’amélioration de la situation nutritionnelle

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les acteurs du secteur privé sont, depuis lundi 19 novembre, en atelier de formation sur les différentes stratégies visant à lutter contre la malnutrition en République démocratique du Congo (RDC). C’est l’hôtel Pull man de Kinshasa qui a servi de cadre pour le lancement de cette activité.

Hervé Ntumba

Organisé par le Programme alimentaire mondial (PAM), cet atelier avait comme l’objectif principal de pousser les acteurs du secteur privé à s’impliquer dans l’amélioration de la situation nutritionnelle du pays.   

« L’objectif de cet atelier est d’amener les secteurs privés pour s’impliquer dans l’amélioration de l’état nutritionnel de la RDC. Si nous avons intéressé les secteurs privés, parce que c’est eux qui commercialisent les produits », a expliqué Mme Kalenga Tshala, directrice adjointe du Programme national de nutrition (PRONANUT).

Elle a fait savoir que, « Les acteurs du secteur privé font aussi des publicités pour amener la population à savoir ce qu’elle va consommer.  Or, notre souhait est que les secteurs privés s’impliquent pour améliorer l’état nutritionnel des enfants et des mères enceintes ».

Tout en restant engagé dans l’avancement de l’agenda de la nutrition, le PRONANUT a jugé bon de cibler la plateforme du secteur privé, du fait qu’elle joue un rôle à travers les activités commerciales. Elle aide dans les innovations en matière de nouveaux produits, de nouveaux mécanismes de financement et de nouveaux modèles de distribution. En RDC, cette plateforme bien qu’indispensable, tarde ainsi à être constituée. Des tentatives de sa constitution ont été faites dans le passé, mais jusqu’à ce jour, aucune avancée significative n’est encore enregistrée.   

En vue de rendre ladite plateforme fonctionnelle sur le plan stratégique, le PRONANUT a demandé au PAM d’appuyer le pays dans cet effort de mise en place de cette plateforme du secteur privé. Pour ce faire, cette agence du Système des Nations Unies a excepté de mettre son expertise à la disposition, dans le but d’appuyer le PRONANUT dans l’organisation de cet atelier de deux jours devant aboutir à la création d’une plateforme privée en RDC.

« Eux aussi doivent trouver leur intérêt dans cela, le gouvernement aussi va trouver un intérêt dans ce qu’ils sont en train de faire. Il s’agit d’un moyen pour nous de voir ce qu’ils sont en train de produire, s’ils peuvent produire en grande quantité pour agir sur le problème de la nutrition », a expliqué directrice adjointe du PRONANUT.

A la fin de cette formation, les acteurs du secteur privé seront sensibilisés à la lutte contre la malnutrition en RDC. « Ce que nous attendons dès maintenant, qu’ils s’impliquent pour résoudre les problèmes liés à la nutrition. Que nous puissions produire certains arguments à partir de notre pays. Donc, nous attendons d’eux des réponses nutritionnelles en faveur de la population ».    

A rappeler que la situation de sécurité alimentaire reste précaire en RDC. Au moins 49,5 % des ménages sont en insécurité alimentaire. La malnutrition constitue ainsi un problème majeur de santé publique en RDC.