Festival de « film alimenterre » : les agriculteurs de N’Djili CECOMAF à l’école de la mutualisation

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Les agriculteurs de la périphérie de N’Djili sont invités à se mutualiser pour plus de production et de rentabilité. C’est la leçon tirée de deux journées d’activités organisées par le CENADEP dans le cadre du Festival de « film alimenterre ».

Rich Ngapi

Dans le cadre du « Festival de film alimenterre », le Centre national d’appui au développement et à la participation populaire (CENADEP), avec l’appui de la Délégation Wallonie-Bruxelles, a organisé du 18 au 19 novembre, dans la salle Ucopmakin de N’Djili CECOMAF (Centre commercial des produits maraîchers et fruitiers),deux journées de sensibilisation en faveur de producteurs agricoles.

« L’agriculture familiale peut nourrir le Congo si elle est soutenue » ; tel est le thème principal autour duquel les agriculteurs,  sous la modération de Jean-Baptiste Lubamba, ont échangé leurs expériences et appris de nouvelles méthodes à partir de celles des autres.

À cette occasion, des films ont été projetés, montrant justement l’importance de s’organiser et de se regrouper en associations, mais également faisant la promotion du genre, où l’homme doit accompagner son épouse jusque dans les travaux de champs afin de produire plus et soutenir la survie du foyer.

Convaincu que les parcs agro-industriels ne sont pas une solution contre la faim et la pauvreté.

Dans le débat, des agriculteurs ont donné leurs avis et considérations par rapport aux leçons qu’ils ont tirées de deux films visualisés. Ils ont, notamment, demandé au gouvernement de protéger leurs terres convoitées et spoliées, de promouvoir l’octroi des crédits et d’améliorer les routes de desserte agricole dans certains coins de la république.

En guise de réponse et dans le cadre de son plaidoyer, le représentant du CENADEF estime que « le gouvernement doit changer sa stratégie. Il doit produire la politique agricole de la RDC, la financer et la mettre en œuvre en respectant les droits fonciers des paysans et permettre effectivement au pays de mettre un terme à la faim et à la pauvreté ». Mais, pour réussir ce pari, Jean-Baptiste Lubamba a ainsi lancé un appel aux agriculteurs, les invitant à se regrouper en associations et à la mutualisation de leurs revenus pour avancer.

Au nom de Wallonie-Bruxelles, Mme Rosette Kabona a exhorté les agriculteurs de N’Djili CECOMAF à mettre en pratique de bonnes leçons tirées de différents films qu’ils ont suivis durant les deux journées de sensibilisation.« S’il y a un conseil à vous prodiguer, je vous demande de vous regrouper en mutuelles et d’avoir la même vision de ce que vous voulez et surtout de poursuivre les mêmes objectifs », a-t-elle déclaré.

Il convient de rappeler que l’agriculture familiale est tenue à plus de 80% par les femmes. Ce sont elles qui tiennent la petite économie domestique et la survie de toute la famille.