PROJET PASA-NK VERS UNE OUVERTURE À D’AUTRES FILIÈRES TOUTE L’ÉTENDUE DU NORD-KIVU

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Au cours d’un atelier d’évaluation du Projet d’appui au secteur agricole au Nord-Kivu (PASA-NK) qui se tient depuis mercredi 20 novembre à Goma, les parties prenantes au projet passent en revue l’efficacité technique et financière, en évaluant le budget annuel y alloué ainsi que des réalisations sur terrain depuis son lancement jusqu’à ce jour.

Melis BOASI, Correspondant à Goma

Les points inscrits à l’ordre du jour sont liés au programme de PASA-NK qui consiste à analyser les indicateurs principaux du budget annuel pour savoir ce qui a été fait pendant une année.

« Nous voulons aussi savoir si la gestion des avoirs a été faite avec succès et si les dépenses ont respecté les lignes directrices du projet, en mettant un accent sur les perspectives d’avenir, tout en vérifiant sur terrain si les bénéficiaires du projet acceptent et apprécient ce qui est fait », a précisé Bruno Kazadi, Coordonnateur du Projet d’appui au secteur agricole du Nord-Kivu (PASA-NK). À lui d’ajouter que les descentes sur terrain dans des territoires concernés de la province qui ont débuté vendredi 22 novembre, consisteront à visiter les partenaires d’exécution du projet qui sont dans les territoires de lubero, Beni, Rutshuru, Nyiragongo et Masisi.

« Sur place, nous allons évaluer les réalisations techniques en observant les champs des petits producteurs que nous appuyons en améliorant leur façon de faire l’agriculture pour qui nous disponibilisons des intrants, des semences améliorées. En même temps, nous travaillons aussi sur l’aspect de varier la culture des pommes de terre dans la partie Grand Nord de la province », a expliqué le Coordonnateur du PASA-NK.

Rotation de l’agriculture

D’après Bruno Kazadi, le système de rotation de l’agriculture conduira à l’ouverture sur d’autres filières telles que les légumineuses, le soja, le cacao comme le souhaitent certains partenaires et bénéficiaires du projet qui, jusque-là, n’appuie que quatre filières : le café, le riz, le maïs et la pomme de terre.

« Nous collectons des éléments nécessaires pour savoir si on peut s’engager cette fois-ci dans le territoire de Walikale qui a aussi des potentialités agricoles. L’inaccessibilité à Walikale il y a 6 à 7 ans, lorsque le projet PASA-NK se concevait, a fait de telle sorte que par manque des éléments utiles de terrain concernant ce territoire du Nord-Kivu, le Projet avait démarré sans Walikale. Mais aujourd’hui, il y a lieu d’étudier cette possibilité d’intégrer ce plus grand territoire de la province en terme de superficie », souligne Éphraïm Balemba Gubandja, chargé de programme-Pays de FIDA en RDC. Avant d’ajouter que le but est d’atteindre toute l’étendue du Nord-Kivu.

« Nous voulons l’inclusion et non l’exclusion pour une paix sociale en province dans le cadre de l’exécution du Projet PASA-NK. Nous menons  une plaidoirie dans ce sens au niveau du Comité de pilotage à Kinshasa, pour que Walikale aussi soit intégré. A l’issue de ces travaux, nous aurons une approche quant à ce », a souligné Bruno Kazadi.

Les équipes se sont déployées sur terrain, le vendredi 22 novembre, dans les cinq territoires de la province où le projet est opérationnel pour palper du doigt ce qui se fait, avant de regagner Goma le lundi 25 novembre et faire un rapport synthèse en vue des conclusions des travaux d’évaluation.