PAPAKIN en quête de 5,2 millions Usd pour approvisionnement Kinshasa en produits vivriers et maraîchers

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Le Programme d’appui aux pôles d’approvisionnement de Kinshasa en produits vivriers et maraîchers (PAKAKIN) est à la recherche de 5,2 millions Usd pour toucher toutes ses cibles. La nécessité d’un financement additionnel s’impose pour que le projet, d’un grand impact dans le mode rural, ne connaisse pas un atterrissage forcé.

F.K

Dans le monde rural, plus particulièrement à Kinshasa, dans les provinces de Kwilu et Kongo Central, le Programme d’appui aux pôles d’approvisionnement de Kinshasa en produits vivriers et maraîchers (PAKAKIN) a apporté un sourire dans les rangs des paysans et autres maraîchers. Pour cause d’un gap de 5,2 millions Usd, le projet risque de connaître une fin catastrophique. Au ministère de l’Agriculture, d’où est piloté le projet, on se mobilise pour combler ce gap. A ce jour, seul le Fonds international de développement agricole (FIDA) finance le PAPAKIN.

Ainsi, le réaménagement du Plan de travail pluriannuel (PTBA) du PAPAKIN a fait l’objet, vendredi 22 novembre dernier au Secrétariat général à l’Agriculture, d’une réunion extraordinaire du Comité de pilotage de ce projet. L’objectif de cette réunion était la recherche du financement additionnel pour les activités, dont les budgets sont en dépassement par rapport aux lignes budgétaires prévues. En réalité, il s’agit de lever l’option sur la résorption d’un déficit de près de 5,2 millions de dollars américains pour atteindre toutes les cibles retenues dans le projet.

Dans son mot de circonstances, le secrétaire général au Développement rural, Georges Koshi, par ailleurs vice-président du Comité de Pilotage du PAPAKIN, a remercié tous les membres présents, soulignant l’importance du réaménagement du PTBA, avant de donner la parole au coordonnateur national du PAPAKIN, Popaul Kizungu Chihisa.

L’optimisme est permis

Pour sa part, le coordonnateur national du PAPAKIN est revenu sur toutes les contraintes qui s’imposent au projet. Il s’agit, note-t-il, de la variation conséquente de plus de 300% en moyenne du budget annuel, du lancement des marchés relatifs aux infrastructures post-récolte au Kwilu et au Kongo Central, de la construction du marché moderne de Matadi Kibala, sans compter le projet des routes de desserte agricole avec l’Office national des routes et la poursuite des installations palmeraies villageoises dans le Kwilu. Ce sont, selon lui, autant de défis qui ont fait exploser le budget du PAPAKAIN, nécessitant à ce jour la mobilisation de 5,2 millions Usd pour être au rendez-vous du PTBA 2018-2020.

C’est dans cette optique, a-t-il rappelé, que le PAPAKIN a fait quelques propositions idoines, renonçant, notamment, à la mise en œuvre de certaines activités planifiées, malgré leur importance, tout en sollicitant un financement additionnel auprès de son principal bailleur, en l’occurrence le FIDA. Il s’agissait pour le FIDA de couvrir ce gap par l’ouverture d’un compte séquestre de règlement des engagements relevant le seuil de remboursement.

De toutes ces proportions, indique le coordonnateur du PAPAKIN, une seule option a été retenue unanimement. C’est celle de faire une demande additionnelle de fonds pour couvrir ce gap de 5,2 millions Usd.

Au Comité de pilotage du PAPAKIN, on reste optimiste. Le secrétaire général au Développement rural et vice-président du Comité de pilotage a annoncé qu’une action sera menée le plus tôt possible pour couvrir ce gap de plus de cinq millions Usd. Tout est donc mis en place, rassure-t-il, pour que toutes les activités lancées par PAPAKIN ne subissent aucun retard dans leur exécution.

Il faut noter qu’au sein du Comité de pilotage, les différents échanges ont tourné essentiellement autour du retard constaté dans le paiement des prestataires qui accusent plusieurs mois d’arriérés de salaire, et autres avantages ; de la révision de l’enveloppe relative à l’appui institutionnel prévue pour le comité de pilotage ; les causes du gap budgétaire et des alternatives au cas où la FIDA n’accorderait pas de budget additionnel.

Vu l’importance du point inscrit à l’ordre du jour, tous les membres du Comité de pilotage ont pris part à cette rencontre spéciale, à savoir les trois ministres provinciaux en charge de l’Agriculture de Kinshasa, du Kongo Central et du Kwilu, les secrétaires généraux au Développement rural, au Plan ainsi que tous les différents experts des ministères concernés, sans oublier les experts du PAPAKIN.

Entièrement financé par le FIDA, l’objectif global du PAPAKIN est de   contribuer de manière durable à l’amélioration de la sécurité alimentaire et des revenus des paysans producteurs. L’objectif spécifique est d’améliorer les niveaux de production et de participation dans les circuits de commercialisation des pôles d’approvisionnement maraîchers et vivriers de la ville de Kinshasa.