La FEC désapprouve l’alourdissement de la pression fiscale tel qu’inscrit dans le Budget 2020

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

En pensant accroître l’assiette fiscale à travers l’alourdissement de la pression fiscale tel qu’exprimé dans la loi des finances 2020, le gouvernement limite l’activité économique. Ce que n’approuve pas le président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), Albert Yuma Mulimbi.

Olivier Kaforo

La Fédération des entreprises du Congo (FEC) s’inquiète quant à l’alourdissement de la pression fiscale à 13% contre 9% actuellement estimée, utilisée dans la loi des finances 2020 comme un des leviers utilisés par l’Etat pour augmenter ses recettes. L’inquiétude a été manifestée par le président du patronat congolais, à l’occasion de la rentrée économique de la FEC organisée le jeudi 28 novembre à Kinshasa.

« Nous ne pensons que ce soit de bonne politique que d’imposer plus, le peu d’opérateurs qui paient déjà. Nous avons eu l’occasion d’exprimer nos inquiétudes à ce sujet dans le cadre de nos recommandations du Forum sur la fiscalité qui, malheureusement, n’ont été suivies d’effets. Nous pensons bien plus que l’Etat devrait se donner les moyens de mettre en place des mécanismes d’élargissement de l’assiette fiscale ainsi que des actions de réduction de la fraude », s’est exprimé Albert Yuma.

Le président de la FEC craint que cet alourdissement de la pression fiscale n’a comme conséquence que limiter l’activité économique quand elle ne la supprime pas. Ce qui, en d’autres termes, signifie que la volonté d’alourdir la pression fiscale est synonyme de restreindre l’assiette fiscale, plutôt que de pouvoir bénéficier des ressources pourtant inexistantes, mais inexploitées de l’économie informelle du pays, qui pourtant représentent des sommes très importantes.

Par l’entremise de son président national, la FEC salue l’action volontaire menée par le président Tshisekedi dans le cadre de stimuler l’investissement au pays, de créer des entreprises nationales…. A ce sujet, le patronat congolais marque toute sa disponibilité à accompagner le chef de l’Etat ainsi que le gouvernement dans la mise en œuvre de tout programme de relance de l’économie, disponibilité traduite il y a quelques mois, par la transmission d’un mémorandum constitué de propositions concrètes, secteur par secteur économique.

Dans cette optique, la FEC projette d’organiser une rencontre avec le Premier ministre et répondre ainsi à l’appel lancé par le président de la République au gouvernement, de se rapprocher du secteur privé en vue de s’accorder sur certaines mesures urgentes à prendre en faveur de l’économie congolaise, actuellement confrontée à de sérieuses difficultés.

Albert Yuma estime qu’à l’heure actuelle, plusieurs facteurs constituent les goulots d’étranglement pour l’économie de la RDC. La FEC entend ainsi discuter avec les membres du gouvernement afin de dégager des actions urgentes qu’il conviendrait d’entreprendre. C’est le cas par exemple, de la question du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) et de son corollaire, la tension sociale.

En attendant cette rencontre et à l’approche des festivités de fin d’année, la FEC attire d’ores et déjà l’attention des membres du gouvernement de l’intérêt dont font actuellement l’objet les opérateurs économiques membres de l’organisation patronale, victimes de multiples contrôles économiques et fiscaux « assortis le plus souvent des pénalités excessives et irrationnelles aux motivations douteuses ». Pour Albert Yuma, ce genre de contrôles constitue un élément particulièrement perturbateur, chronophage et malheureusement coûteux pour l’activité économique du pays.

La communauté des affaires, à travers Albert Yuma Mulibi, a demandé au gouvernement de lui accorder un moratoire sur les contrôles économiques durant la période festive afin de permettre aux opérateurs économiques de n’avoir comme unique et seule préoccupation que l’approvisionnement du pays en denrées de première nécessité dont la population a besoin.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *