La « motionnite »

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Les organes délibérants en province initient des contrôles parlementaires qui ne sont pas vus d’un bon œil par les gouvernements provinciaux. Ces contrôles sont souvent qualifiés d’intempestifs parfois de non justifiés, c’est selon. Les questions orales tombent à flots, suivies d’interpellations qui ôtent le sommeil aux ministres provinciaux.

Willy Kabwe

Suspicions et présomptions de détournements des deniers publics se mêlent aux accusations pures et simples sur la mégestion des finances publiques. Les débats ouverts se terminent souvent en eau de boudin, à la meilleure des occasions. Au pire des cas, ce sont des muscles qui entrent en action et les hémicycles se transforment en arènes. Et à ce moment-là, l’escalade verbale cède le pas aux algarades dans un méli mélo digne d’une bagarre de rue. Au point où, distinguer acteurs et spectateurs devient une gageure.

Car, ces « apparemment badauds » ne seraient en réalité que des fans prêts à tout pour venir à la rescousse de leur héros ou leur leader en cas de pépin. Et là les élus importuns ou emmerdeurs en font les fais. Dès lors, l’on pourrait comprendre les réels mobiles des sit-in qu’ils font devant ou dans les bâtiments abritant les assemblées provinciales chaque fois que des plénières « chaudes » sont annoncées.

Ainsi, les empêcheurs de tourner en rond n’ont qu’à bien se tenir où alors ce qui s’est passé à Kinshasa, Lubumbashi et dernièrement plus d’une fois à Mbandaka fera tache d’huile. Mais dans cet élan d’en découdre coûte que coûte avec les exécutifs provinciaux, les assemblées provinciales en arrivent à se rebeller contre elles-mêmes.

Hérissé, mon voisin de gauche voit dans tout ces scenarii que de l’agitation qui précède les enjeux de 2011. Selon, les élus du peuple en province souffriraient de la « motionnite ». Héritée ou copiée de leurs collègues nationaux, lesquels ne ratent aucune occasion pour s’en prendre en vain au Gouvernement ou se rentrer dedans pour des broutilles.

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