Une décision souveraine

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De quatorze personnalités politiques et militaires frappées par les «mesures restrictives individuelles», notamment le gel des avoirs et l’interdiction de visa pour l’Union européenne (UE), deux viennent de bénéficier de la mesure de grâce. À en croire les médias périphériques, dont Jeune Afrique, il s’agit de l’ancien ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, et l’ex-responsable de la sécurité intérieure au sein de l’Agence nationale de renseignement (ANR), Roger Kibelisa. Ces deux anciens collaborateurs du président sortant, étant  accusés de multiplier des stratagèmes pour le maintien de ce dernier au pouvoir.

Le Potentiel

Selon les indiscrétions d’un diplomate européen, au titre des responsabilités qu’ils occupaient, ils avaient fait obstacle à une solution consensuelle et pacifique en vue des élections. Faits que le Conseil européen trouve aujourd’hui mineurs. Contrairement aux douze autres personnes indexées, il leur est reproché d’avoir été impliqués dans des violations graves contre les droits humains, a précisé le diplomate.

L’UE, par le biais de son Conseil, est souveraine. Les membres du Conseil européen ont  donc pris, seuls, devant leur conscience, la levée de ces sanctions.

Les analystes estiment que les personnes qui échappent à la poursuite des sanctions doivent leur salut au président de la République. Qui, en septembre dernier, avait déclaré au journal Le Soir lors de sa visite en Belgique : «Si nous voulons que les choses se passent bien, nous ne pouvons que plaider en faveur d’une sorte d’assouplissement. Sauf évidemment si les raisons des sanctions sont autres que la crise politique que nous avons traversé, des violations des droits de l’Homme par exemple».

Ce qui fait qu’en fouinant dans le passé et dossier de chacune de quatorze personnalités mises en cause, le Conseil européen a pu constater que les récriminations de deux disculpées sont d’ordre politique.

N’en déplaise à ceux qui souhaitaient que ces sanctions ciblées soient maintenues, tant que des procédures judiciaires ne sont pas engagées contre eux pour des faits qui ont conduit à ces mesures.