Que ça bouge !

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Dans son récent discours, devant les deux Chambres du Parlement réunies en Congrès, le président de la République a déclaré 2020 « année de l’action ». Par un salve d’applaudissements, le peuple a accueilli avec satisfaction et espoir cette énième promesse pour son mieux-être.

Au-delà de toute naïveté et pour ne pas se laisser berner par un triomphalisme béat, le souhait est que ça bouge dans le bon sens. « Année de l’action » ! Ceci suppose que 2019 est vite passée comme une année de transition, sans éclat et sans impact visible par rapport aux attentes de la population. Il faudra reconnaître que plus de la moitié de l’année a été gaspillée par les discussions et autres arrangements politiques qui ont abouti à la formation tardive – au mois de septembre – d’un gouvernement de coalition FCC-CACH.

Si le président de la République veut réellement passer à l’action, il lui faudra bouger les lignes. Quel qu’en soit le prix à payer. Car, 2020 devra marquer les esprits de la « base » à travers des actions concrètes. Le temps de grâce est terminé pour ce nouveau pouvoir sur qui le peuple a fondé ses espoirs au lendemain de l’alternance au sommet de l’État.

À vrai dire, l’année 2020 devra consacrer le temps de la rupture d’avec les vieilles habitudes que sont les antivaleurs et l’impunité. L’alternance devra passer essentiellement par là. Autrement, toutes les promesses contenues dans les beaux discours du chef de l’État depuis son accession au pouvoir ressembleront à du cosmétique politique pour le besoin de consommation extérieure.

« Le peuple d’abord », ce résumé du programme et de la vision du chef de l’État ne demeurera pas un vain slogan s’il se traduit en action concrète. C’est à ce prix que 2020 sera réellement une année de l’action.

En agissant ainsi, le président de la République fera oublier au peuple tous les cauchemars socio-économiques de l’année 2019 finissant et le fera entrer, dans la nouvelle année 2020, debout et la tête haute.

Une pensée sur “Que ça bouge !

  • 26 décembre 2019 à 15 h 31 min
    Permalink

    Conduire l’adversaire politique sur la voie de la distraction. C’est le fort des gens du FCC. Qu’en pensent les autres?

Commentaires fermés.