Activités académiques à l’Unikin : les conditions de reprise au cours d’une réunion avec le ministre de l’Esu

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Une rencontre est éminemment attendue entre le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Thomas Luhaka, et le comité de gestion de cette Alma Mater, l’Association des professeurs de l’Unikin (Apukin), la coordination estudiantine et la garde universitaire. Le ministre l’a fait savoir sur Top Congo au cours du magazine ‘‘Face-à-face’’ de samedi 11 janvier dernier.

O.D/H.Nt

Il sera question de statuer sur la reprise des enseignements suspendus à la suite d’une manifestation de plusieurs étudiants dénonçant une hausse des frais de scolarité, violemment dispersée lundi 6 et mardi 7 janvier  par la police sur le campus de l’université de Kinshasa. En effet, les frais académiques sont fixés respectivement à 490 000 Fc par an pour les classes de recrutement, et à 485 000 Fc pour les classes montantes.

Intervenant ce dimanche sur la Radio Top Congo FM, Thomas Luhaka a exprimé le vœu de voir les activités reprendre sur le campus. « Je ne peux pas donner une date mais mon souci est que les cours reprennent le plus tôt possible », a-t-il indiqué. Et de faire remarquer, tout de même, que cela dépend de la durée des travaux de réhabilitation nécessaire des homes délabrés des étudiants. « Nous ne pouvons pas, par décence et par responsabilité, permettre que nos enfants retournent vivre dans ces conditions. C’est ainsi que le chef de l’État, Félix Tshisekedi, a instruit le gouvernement de commencer les travaux de réhabilitation des résidences des étudiants à l’Université de Kinshasa (UNIKIN) », a-t-il annoncé.

Selon Thomas Luhaka, cette reprise est donc subordonnée à la réfection des résidences universitaires et au contrôle des étudiants régulièrement inscrits. À l’en croire, il faudrait également que le comité de gestion, l’association des professeurs et la coordination estudiantine s’accordent sur les conditions de cette réouverture.

Par ailleurs, M. le ministre Luhaka a fait observer que, dès le départ, deux étudiants étaient logés dans une chambre. Mais les autorités de l’université ont accepté d’en prendre six, voire plus. C’est pourquoi, le ministre de l’Esu a dit que, dans les homes réhabilités, seront logés quatre étudiants par chambre.

Selon un bilan donné par la police, neuf personnes ont été blessées dont sept graves, onze personnes interpellées dont cinq étudiants, des bâtiments vandalisés dont une banque et un véhicule incendié.

L’ISTM appelle à la reprise de ses activités

Après les tensions observées à l’Université de Kinshasa, le comité de gestion de l’Institut supérieur des techniques médicales-Kinshasa (ISTM-Kinshasa), par solidarité, a aussi suspendu ses activités académiques. Elle a repris avec les enseignements hier lundi 13 janvier.

La suspension des activités à l’Unikin « a pour objectif le rétablissement rapide d’un climat de sérénité nécessaire au bon fonctionnement de cette institution. L’Université ne sera donc pas fermée », a fait savoir le ministre de l’Esu.

D’ailleurs, le gouvernement est en train de réfléchir  « rapidement » pour trouver des pistes de solution pour les cas des étudiants qui n’ont pas de familles dans la capitale congolaise, a-t-il ajouté. Le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire l’a affirmé dimanche 11 janvier, dans une interview exclusive accordée à Radio Okapi.

Il a indiqué que le Premier ministre a instruit au ministre de l’Action humanitaire de s’occuper de ces cas. « Je déplore sincèrement la situation qui arrive aux étudiants qui n’ont pas de familles à Kinshasa. Mais il y avait des impératifs sécuritaires. On a découvert des armes, des quantités énormes de chanvres et de la drogue. On avait raison de lancer cette opération », a rappelé Thomas Luhaka. Il a aussi rapporté que certains occupants, en quittant les homes, ont tenté d’incendier les résidences. « Tous ces bandits ont été évacués », a-t-il précisé.

Après l’évacuation des étudiants de l’UNIKIN de leurs résidences, rappelle-t-on, beaucoup d’entre eux disent ne pas savoir où aller, car ils n’ont pas de familles à Kinshasa. Ils affirment passer la nuit à la belle étoile. Ils lancent un cri d’alarme aux autorités et aux hommes de bonne volonté pour leur venir en aide.

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