Les finances publiques affichent un déficit annuel de CDF 564,8 milliards en 2019, selon la BCC

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Satisfaite des résultats réalisés durant l’exercice 2019, la Banque centrale du Congo (BCC) dit ne pas baisser le bras. Compte tenu des statistiques encourageantes enregistrées jusque là, à l’Institut d’émission, on ne jure que par des performances additives pendant l’année 2020. Ce qui, selon la haute direction de la BCC, permettra à l’économie de la République démocratique du Congo (RDC) de s’offrir une bonne place dans la région, pourquoi pas dans le continent.

Olivier Kaforo

L’exécution des opérations financières de l’Etat s’est soldée par un déficit annuel de CDF 564,8 milliards en 2019, plus que celui de 203,2 milliards, enregistré l’année précédente. C’est ce qu’a indiqué le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Deogratias Mutombo Mwana Nyembo, le vendredi 10 janvier à Kinshasa, au cours d’un point de presse qu’il a tenu à l’issue de la dernière réunion du Comité de politique monétaire (CPM) pour l’exercice 2019.

A en croire les statistiques de l’Institut d’émission, les recettes publiques se sont établies à CDF 7.008,2 milliards en 2019 contre 7.086,6 milliards. Les dépenses, elles, se chiffrent à CDF 7.573,0 milliards, venant de 7.289,8 milliards en 2018.

La Banque centrale du Congo se félicite de la conduite de politique monétaire en 2019. Dans un autre registre, l’Institut d’émission indique que la conduite de la politique monétaire est restée prudente durant l’exercice 2019.

« L’Institut d’émission a veillé, comme à l’accoutumée, au contrôle des agrégats monétaires au regard de leurs niveaux programmés afin de préserver la stabilité du cadre macroéconomique », annonce le communiqué.

A travers le communiqué, la BCC indique que dans ce contexte, le taux d’intérêt a été ramené de 14,0% à 9,0% et l’encours global a été porté à CDF 55,0 milliards à fin décembre 2019 contre 42,5 milliards auparavant, soit une ponction annuelle de CDF 12,5 milliards.

Pendant l’exercice 2019, ajoute l’Institut d’émission, la réserve obligatoire a permis de ponctionner CDF 225,0 milliards, bien que ses coefficients aient été maintenus à leur niveau de 2018, à savoir 13,0% et 12,0% pour les dépôts en devises à vue et à terme ainsi que 2,0% et 0,0% pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme.

« Par rapport aux ambitions du gouvernement d’accéder à un programme formel avec le Fonds monétaire international (FMI), appuyé par la facilité élargie de crédit, la BCC entend maintenir en 2020, son objectif de taux d’inflation de moyen terme à 7,0% », promet la BCC.

Pour ce faire, l’Institut d’émission entend pérenniser la stabilité actuelle du taux de change. Par ailleurs, le dispositif de fourniture de liquidité à l’économie sera amélioré via le refinancement accordé par voie d’adjudications et par la mise en œuvre des maturités relativement longues.

« Les coefficients de la réserve obligatoire devraient globalement rester à leurs niveaux actuels et le bon de la BCC sera utilisé pour le réglage fin de la liquidité, à la faveur de la réintroduction dans l’économie nationale, de l’émission des valeurs de l’Etat », renseigne le communiqué.

Le CPM exhorte ainsi le gouvernement à poursuivre et à densifier la mise en œuvre de réformes structurelles sous-tendant le programme avec le FMI, appuyé par la facilité élargie de crédit.

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