I.P.R. : on en a peur

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Des titres de presse plutôt alarmistes que pédagogiques. Des déclarations tonitruantes sur les antennes de radios et de TV kinoises. Des menaces de grève proférées par les syndicats des médecins. Des professeurs d’université. Des enseignants. Des fonctionnaires.

Ben-Clet

Tout ce concert rien que pour contester la réinstauration de l’impôt professionnel sur les revenus (IPR). Compréhensible est l’agitation syndicale. Mais, pour emprunter au langage du prétoire, elle est «recevable mais non fondée». Hé, stop ! Ne concluez pas que l’Apostropheur fait cause commune avec le gouvernement ! 

Voici, cependant, la réalité … à vulgariser. L’impôt, quel qu’il soit, constitue l’un des prélèvements obligatoires effectués d’autorité par l’État sur les ressources des personnes vivant sur son territoire ou y possédant des intérêts. Sans contrepartie directe pour le contribuable, ce prélèvement est destiné à être affecté, par l’intermédiaire des budgets publics, aux services d’utilité générale.

Historiquement, l’impôt est un élément important qui conditionne l’existence, la gestion et la puissance des États. Avec les cotisations sociales, il constitue une part essentielle des recettes publiques qui alimentent le budget de l’État. C’est donc grâce à l’impôt que les empires, les royaumes et les républiques ont prospéré dans l’Antiquité, au Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine.

Aux médecins, enseignants et fonctionnaires qui réclament des salaires ’’décents’’ mais contestent l’IPR – à l’instar des députés, sénateurs et ministres – nous conseillons de demander la nationalité qatarienne (du Qatar) ou des Îles Caïmans, deux pays où l’IPR et les prélèvements sociaux n’existent pas, selon le cabinet KPMG. Sinon, qu’ils laissent seuls les inciviques avoir peur de l’IPR.

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