Un appel de Pierre Lumbi au président Kabila

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En 2015, Pierre Lumbi claque la porte de la Majorité présidentielle. D’autres figures emblématiques de la MP le suivront dans cette fronde, dont Olivier Kamitatu, Christophe Lutundula, Charles Mwando Nsimba, José Endundo et Gabriel Kyungu wa Kumwanza. Leur seul péché aura été d’avoir appelé le chef de l’Etat, Joseph Kabila, à se soumettre à la Constitution en renonçant à un 3ème
mandat, à l’expiration de son mandat en décembre 2016.Pour avoir suggéré cette voie de la sagesse à l’autorité morale de la MP, Pierre Lumbi et ses amis, devenus plus tard « G7 », un regroupement politique rangé désormais dans l’opposition, ont été taxés de tous les maux par les caciques de la MP.

Deux ans plus tard, le président Kabila a donné raison au G7, en désignant son dauphin en la personne d’Emmanuel
Ramazani Shadary. Celui-ci est le candidat du Front commun pour le Congo (FCC) à la présidentielle de décembre 2018.

Comme en 2015, Pierre Lumbi lance à nouveau, dans une déclaration datée du 12 août 2018, un appel vers le chef
de l’Etat. Le leader du G7, également vice-président d’Ensemble pour le changement, plate-forme électorale de Moïse Katumbi, rappelle au chef de l’Etat qu’il a l’occasion d’inscrire en lettres d’or son nom dans les annales politiques de la RDC.

En se détournant d’un éventuel 3ème
mandat président, Pierre Lumbi note que le président Kabila est sur la bonne
voie. Il lui reste cependant à faire plus pour donner la chance à la RDC de réussir la première alternance de son histoire, préconise le vice-président d’Ensemble.

« Monsieur le Président, vous venez de faire un grand pas dans la bonne direction; il ne comptera que s’il est suivi
d’autres pas devant aller vers la décrispation du climat politique afin de ramener la sérénité dans notre pays », lui lance le leader du G7. Il s’agit, pense Pierre Lumbi, de mettre en place
des conditions nécessaires pour une vraie décrispation politique en vue des élections apaisées en décembre prochain.

« Monsieur le Président, libérez les prisonniers politiques encore en prison, levez cette malheureuse mesure qui
retient injustement le Président Moïse Katumbi à l’extérieur du pays, demandez à la CENI de nettoyer le fichier électoral,
demandez-lui de retirer la machine à voter du processus actuel », conseille Pierre Lumbi.

Quoiqu’il en soit, Pierre Lumbi pense que, malgré le retrait de Kabila de la course présidentielle, le peuple congolais
doit rester vigilant jusqu’à la victoire qui va consacrer l’alternance démocratique au sommet de l’Etat.

« Nous appelons le peuple congolais à demeurer vigilant et à ne point se relâcher dans la lutte pour la décrispation politique, la tenue des élections le 23 décembre 2018 sans la
machine à voter, ni fichier corrompu, dans le strict respect de la Constitution et de l’Accord du 31 décembre 2016 », con-
clut-il dans sa déclaration.

Le Potentielle