Passation pacifique du pouvoir en RDC-Leila Zerrougui : « Nous étions témoin d’une période historique »

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La toute première alternance politique au sommet de l’Etat en RDC a marqué les esprits. Pour la cheffe de la Mission onusienne en RDC, Leila Zerrougui, il s’est agi d’une période historique, en dépit des griefs que chacun peut avoir.

Par Stanislas Ntambwe 

La représentante spéciale du secrétaire général des Nations-Unies en RDC, Leila Zerrougui a exprimé sa satisfaction pour la tenue, dans la quiétude, des élections sur fonds propre du gouvernement congolais. Mais aussi et surtout, pour la passation civilisée du pouvoir entre le président de la République sortant (Joseph Kabila) et son successeur (Félix Tshisekedi), cérémonie au cours de laquelle elle a rehaussé de sa présence.

Au cours d’un point de presse qu’elle a animée, mercredi à Kinshasa, la cheffe de la Monusco a dévoilé son optimisme sur l’avenir de la RDC. « L’année 2019 sera l’année de la stabilité, de l’unité et du démarrage vers un avenir meilleur. C’est aussi l’année du développement de ce pays, de la construction des relations avec le reste du monde et ses voisins qui vont vous permettre de continuer le processus de construction de l’État national et moderne de la Rd Congo. L’État que Lumumba a souhaité et pour lequel il est décédé », a-t-elle déclaré.

Maturité du peuple congolais

Pour Mme Zerrougui, le peuple congolais a démontré une maturité extraordinaire. « Je pense qu’il a été patient avec son élite, ses représentants politiques et ses institutions. Il a aussi été conscient des enjeux, des risques et de l’importance de ce qui est en train de se passer dans ce pays. Et il a été à la hauteur des défis », a-t-elle souligné tout en restant convaincue que cette dimension historique va aussi impacter les étapes futures. « Nous avons tous la responsabilité de faire en sorte que cette étape soit accompagnée et que nous ouvrons un rôle positif pour aider les Congolais à construire le fondement de l’État-Nation, l’État moderne congolais », a-t-elle indiqué.

La Monusco disposée à collaborer avec les nouveaux dirigeants

Pour rappel, Leila Zerrougui a rencontré, mardi 29 janvier, le président Félix Tshisekedi pour lui présenter ses félicitations et lui faire part du message de félicitations du secrétaire général de l’Onu, déjà envoyé à la Mission de la RDC à New-York.

Au cours de leurs échanges, Mme Zerrougui voudrait s’enquérir des priorités de nouveaux dirigeants de la RDC pour, a-t-elle dit « on puisse les préparer et voir comment discuter avec le Conseil de sécurité de l’Onu en fonction de cela ».

Elle n’a pas manqué à rassurer Félix Tshisekedi de la volonté de son Institution à travailler avec lui. Une manière de répondre à l’appel lancé par le chef de l’Etat lors de son discours d’investiture. La cheffe de la Monsuco a repris les mots du président Tshisekedi en ces termes : « Il a répété qu’il veut une étroite collaboration entre les FARDC et les Forces de la Monusco pour éradiquer les groupes armés. Il a salué le travail qui est fait par la Monusco, notamment, dans le cadre de la pacification. Je crois que c’est dans ce sens qu’on va essayer de travailler ensemble ».

Dans la foulée, la représentante spéciale du Sg de l’ONU a fait savoir qu’elle a rencontré, mercredi, le candidat malheureux à l’élection présidentielle du 30 décembre, Martin Fayulu. Une rencontre qui s’inscrit dans le cadre de son rôle de bons offices en vue d’accompagner le processus et d’aider à ce qu’on ait « une opposition constructive qui peut jouer un rôle positif », a-t-elle précisé.