L’inévitable dislocation de Lamuka

Partager
  • 42
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    42
    Partages

Les tractions en cours et les perspectives de la recomposition du champ politique congolais risquent de lieu à des surprises. Et l’une des grandes victimes de pourrait être Martin Fayulu.

La dernière sortie de l’Alternance pour la République (AR), qui fait partie de la plateforme d’Ensemble pour le changement de Moise Katumbi, qui avait soutenu la candidature de Martin Fayulu à la présidentielle du 30 décembre 2018 n’est pas passée inaperçue.

En décidant de pendre acte de l’investiture de Félix Tshisekedi par le Cour constitutionnelle, l’Alternance pour la République reconnait l’autorité du président de la République nouvellement élu. Mais pour les personnes averties, c’est le début d’un jeu politique dont l’aboutissement est incertain.

En effet, la posture radicale de Martin Fayulu, candidat malheureux à la présidentielle, pourrait entrainer une recomposition de la scène politique congolaise. Certains de ses souteneurs ne sont pas aussi « jusqu’au boutistes » que lui, et serait plus enclin à une collaboration au nouveau régime.

Et il ne faut pas exclure dans ce sens, que les groupes ou partis politiques qui soutiennent l’ex Gouverneur du Katanga puissent rejoindre la mouvance présidentielle. Parce que contrairement à Jean Pierre Bemba, le discours des pro Katumbi est plus conciliant à l’égard du chef de file de l’UDPS.

Pour ce qui est de Bemba, il semble peu probable qu’il rejoigne la nouvelle dynamique. Il semble faire une projection sur le futur en termes de stratégie. La finalité pour lui est de se positionner comme le principal opposant à Félix Tshisekedi.

Ce qui n’est pas mauvais en soi. S’il suit cette logique, cela pourrait être payant. Mais cela devra passer par rupture avec Martin Fayula. Parce qu’en l’état actuel, c’est ce dernier qui est le leader de l’opposition. Or, si l’ancien vice-président de la RDC veut prendre le leadership de l’opposition, il faudra que Fayulu se mette en retrait.

François Mendy, Correspondant à Paris