Plaidoyer pour la réforme de l’enseignement supérieur et universitaire en RDC

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Les mesures d’application de la loi-cadre de l’enseignement national en RDC, dans son volet sur l’enseignement supérieur et universitaire sont restées lettre morte. D’où, la nécessité d’une grande réforme dans ce secteur. Le plaidoyer émane du professeur Hubert Makengo, élu député national dans la circonscription électorale de Kasongo, dans la province du Maniema.

Par Stanislas Ntambwe

Avec sa casquette d’enseignant au niveau supérieur et universitaire, le professeur Hubert Makengo entend imprimer une grande réforme du secteur selon les réalités du pays, étant donné que les mesures d’application de la loi-cadre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) en RDC sont restées lettre morte.

Au lendemain de la validation de son mandat comme député national, le professeur Hubert Makengoa a, au cours d’un entretien avec Le Potentiel, remercié ses électeurs pour lui avoir accordé leurs suffrages. De ce fait, il promet de traduire en actes ses promesses de campagne qui consistent à « doter Kasongo d’une école technique qui fait cruellement défaut depuis des lustres dans cette zone à vocation minière et agricole. Avec comme conséquence : pas de maçons, de menuisiers ni de charpentiers formés », a déclaré Hubert Makengo.

« Résorber le chômage »

Dans le territoire de Kasongo, note-t-on, on n’y retrouve ni banque ni coopérative. Raison pour laquelle, un cahier des charges à soumettre au Bureau de l’assemblée nationale est en phase d’élaboration en vue, notamment, de « résorber le chômage » dans cette partie du Maniema. Pour mener à bon port cette vision, Hubert Makengo a ouvert un bureau à Kinshasa, question de rester en contact avec sa base en prévision d’un bilan des actions à dresser avec elle à la fin de cette législature.

Sur le plan éducationnel, Hubert Makengo fait remarquer que « les licenciés en Droit de l’Université de Kinshasa (Unikin), de l’Université libre de Kinshasa (ULK) et ceux de l’Université de Kisangani (Unikis) n’ont pas le même niveau ». Selon lui, cette crise commence à entamer aussi la formation des ingénieurs « même s’il y a un peu de rigueur de ce côté », a-t-il souligné.

Plaidoyer pour la restauration de la bourse

Depuis 65 ans, la population congolaise a été multipliée par six ou sept. De ce fait, les Facultés à l’Unikin sont passées de six en 1970 à 12 en 2019, dans les mêmes bâtiments construits en 1954 à l’époque coloniale. Le prof Makengo plaide pour l’érection des Instituts supérieurs et techniques en divers domaines dans toutes les provinces du pays. Tandis qu’au niveau universitaire, faute d’enseignants, il suggère la concentration des spécialités pour permettre l’unité du pays et la restauration de l’ancien système de l’UNAZA.

À cette époque, les ingénieurs civils en construction, mécanique et électricité étaient formés à l’Unikin qui disposait de professeurs qualifiés et de laboratoires requis, dans une ville industrialisée, facilitant ainsi les stages des étudiants. Tandis que les ingénieurs civils chimistes, métallurgiques et ceux du domaine des Mines étaient formés à la faculté de Polytechnique de l’Université de Lubumbashi. « Les malfaçons constatées dans la prestation de certains ingénieurs sur divers chantiers sont liées aux insuffisances accumulées pendant leurs études », selon Hubert Makengo. Cet élu de Kasongo entend plaider pour la restauration de la bourse d’études et le paiement de bons salaires aux professeurs.