Santé menstruelle : l’implication des garçons dans la lutte pour la déstigmatisation des règles

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Lucie Ngusi

« La promotion des droits de l’enfant à jouir du meilleur état de santé et à avoir accès à l’information est d’une importance capitale ». C’est l’avis de la coordonnatrice de l’ONG « Elikya Jeunesse », Patience Issa Mudumbula.

D’après elle, aborder la question de « menstrues sans tabou » aiderait les adolescentes à avoir l’accès à l’information sur leur santé et les garçons à bannir la stigmatisation à l’égard des filles. Elle a fait remarquer que les règles ne doivent plus être vues comme un sujet tabou ou encore comme quelque chose qui ne gêne ni les filles, ni les garçons.

Les règles sont un fait naturel et immuable, c’est un élément très important pour la santé de la femme. D’où une fille ne doit se sentir gênée ou encore être stigmatisée par des garçons pendant les périodes de menstruation.

Dans les écoles mixtes, les filles qui voient leur menstrues se sentent stigmatisées, surtout pour celles qui sont surprises par ces menstrues pour la première fois à l’école. « Les garçons ont toujours tendance à se moquer d’elles parce qu’elles ont mouillé leur jupe ou leur tenue de gymnastique », a fait savoir la coordonnatrice. Et d’ajouter :

« l’importance est de faire impliquer aussi les garçons dès le bas-âge afin qu’ils accompagnent les filles durant leur période de menstruation et non les stigmatiser ».

Même la loi portant protection de l’enfant, dans ses articles 21 et 24, soutient le droit de l’enfant à la bonne santé et à l’éducation à la vie, dans le respect de l’ordre public et de bonnes mœurs.

C’est ainsi que Patience Issa Mudumbula a fait valoir que son organisation a profité de la journée mondiale de l’hygiène menstruelle pour mener des ca campagnes de sensibilisation dénommé « Menstrues sans tabou », avec comme messages : « Nos menstrues, nous en sommes fières et en parlons sans tabou ».

Interrogé par le Potentiel, Noel Lukombo, enseignant de la 6ème année primaire au complexe scolaire Les Loupiots s’explique : « Nous avons le programme de cours d’éducation à la vie à l’école, mais ce cours est dispensé seulement à partir de la 6ème année primaire ». Et de souligner le fait que, grâce à la sensibilisation de l’équipe de l’ONG « Elikya Jeunesse », même les élèves de 4ème et 5ème années primaires ont été informés de menstrues sans tabou.

Dieu-merci Lokwa, enseignante à la même école, a également appuyé l’idée que les élèves doivent être informés dès le bas-âge pour éviter la stigmatisation ou encore le stress.

A en croire le pair éducateur, Dr. Eddy Amondo, il s’avère impérieux d’informer les enfants de changements qui surviennent dans leur corps dès le bas- âge. Car, a-t-il expliqué, cela leur éviterait de se stresser, se gêner ou encore de se stigmatiser. « Si nous avons voulu faire impliquer les garçons, c’est juste pour éviter la stigmatisation », a-t-il soutenu. Faisant savoir que les règles peuvent survenir à tout moment et que cela ne puisse pas surprendre les garçons au cas où la fille étudie dans une école mixte. C’est ainsi que les garçons aussi doivent recevoir l’information dès le bas-âge, parce qu’ils ont aussi leurs sœurs à la maison. «Que la menstruation ne soit pas un sujet tabou mais plutôt une information », a-t-il conclu.

One thought on “Santé menstruelle : l’implication des garçons dans la lutte pour la déstigmatisation des règles

  1. effectivement nous devions aprendre a nos enfants filles toutes infomations necessaires pour qu’elles soient bien préparés a la vie future.
    nous vous encourageons d’aller avant.
    merci

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